Rosine – une criminelle ordinaire de Sandrine Cohen

ROSINE

Mon avis : Rosine, femme et mère parfaite, s’apprête à donner le bain à ses filles de 4 et 6 ans quand son jeune amant lui dit qu’il va réfléchir à leur avenir, celui-ci n’étant pas prêt psychologiquement à devenir père.

Les gamines jouent et chantent dans la baignoire quand leur maman les noie. Pourquoi ce geste insensé ?

Clélia Rivoire, enquêtrice de personnalité, est bien décidée à comprendre comment une personne ordinaire franchit la frontière et devient un criminel ordinaire……

Les mots qui me viennent après cette lecture sont « déroutant » et « perturbant ».

Quand on lit les faits divers concernant les mères infanticides, on trouve cela innommable et révoltant. On s’insurge et on déteste ces parents bourreaux, moi la première.

Pourtant, malgré cet acte horrible, je n’ai pas pu haïr Rosine.

Celle-ci sera soutenue par Clélia, enquêtrice très souvent vulgaire, incontrôlable, passant outre les règlements mais qui, sous ses airs frondeurs est fragile et abhorre les injustices.

Les faits étant ce qu’ils sont et l’accusée les reconnaissant, la question de la culpabilité ne se pose évidemment pas.

Clélia devra alors se plonger dans le passé de sa cliente pour qualifier l’inexcusable.

Avec ce premier roman intense, Sandrine Cohen frappe fort, tant par ses personnages puissants que par le côté obscur du récit.

Un véritable coup de cœur !

Résumé : Rosine est une mère, une femme, une amie parfaite. Pourtant, un soir, elle tue ses deux filles. Elle les noie. Elle culpabilise, elle dit qu’elle est un monstre. Clélia, enquêtrice de personnalité auprès des tribunaux, n’y croit pas. Il y a forcément quelque chose dans l’histoire de Rosine qui a « permis » ce crime. Avec l’aide de Rosine, Clélia va rechercher quoi.

Date de parution : 26.11.2020 aux Editions Caiman

Autres avis sur ce livre : Blacknovel1, Dora-Suarez : L’actu littérature noire, Dealer de lignes,

Sandrine Cohen

7 réflexions au sujet de « Rosine – une criminelle ordinaire de Sandrine Cohen »

    1. Je te rassure, il n’y a pas de voyeurisme, ni rien de larmoyant. Un « fait divers » dur, évidemment, mais traité avec compassion et réalisme…..

      Aimé par 2 personnes

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