Le Fou de Papier de Gaia

le fou de papier

Mon avis : Un mélange de roman noir et d’espoir. A la fois un hymne à la vie et à l’amour mais pas n’importe lequel celui avec un grand A.

Un titre à la fois original et intriguant.

Gaia a su préserver sa vie privée pendant toute sa vie d’auteur, il en livre ici les raisons et se dévoile. A l’aube du départ il transmets à ses lecteurs les réponses qu’ils attendent. Il laisse également un éditeur totalement abasourdi par sa démarche mais reconnaît bien là, la démarche de son ami. Il tire sa révérence de manière la plus magistrale, en livrant ses secrets.

Un roman court et poignant qui nous fait passer de nombreuses émotions. Une écriture très littéraire rend cette lecture encore plus profonde. Que se soit en abordant les différents sentiments, les problèmes de l’évolution de la planète et notre ère. L’Amour passe l’espace-temps et les frontières, une belle lueur d’espoir.

J’ai beaucoup apprécié découvrir ce livre qui m’a fait vibrée ! A découvrir !!!

L’auteur participe au concours Plumes Francophones 2019

Résumé : Il a honoré la parole de son ami, c’est tout ce qui compte. L’empreinte est là. Partout dans le monde. Le fou de papier va vivre, l’Arbre de Lune aussi. Des millions de lecteurs vont boire à sa source.
En cela, Gaia voulait contribuer à sauver le monde.
Pas beaucoup mais un peu.
C’est à présent aux lecteurs d’en décider…

Date de parution : 21.07.2019 en AutoEdition

Nombre de pages : 96

Les Roses du Marais de Luca Tahtieazym

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Mon avis : Un très beau roman noir mêlant Amour, Passion et Mort. Cela ne va-t-il pas de paire ? En effet, nous sommes en présence d’Achille, homme de la terre, patron hors pair qui sait se faire respecter. Côté vie privée, homme au grand cœur, généreux, qui tombe facilement amoureux de femmes pour qui, il se met en quatre. En effet, que se soit financièrement, dans la tenue de la maison, l’amoureuse, la femme est une Reine. Pendant la guerre, il va jusqu’à mettre sa vie et celle de ses employés en danger pour l’élue de son cœur. Elle a tous les droits, le mariage, les balades, mais… Si un nuage obscurcit le tableau et que la belle souhaite reprendre sa liberté, l’orage est prêt à gronder…

Des personnages très bien retranscrits dans l’époque, les descriptions nous immergent totalement dans ce domaine poitevin, au milieu des récoltes. La dureté et la rigueur de la vie à la campagne sont distiller afin de nous plonger dans ce roman. Les phases noires sont riches d’émotions.

La construction du livre est originale et m’a beaucoup plu : changer de narrateur au fil des chapitres. Nous en apprenons beaucoup sur ses pensées, ses ressentis, ses perceptions.

J’ai été ravi de découvrir un nouveau roman de cet auteur dont j’avais déjà pu apprécier les précédents. La noirceur des personnages, mais aussi leurs joies, en font des êtres réalistes et attachants, l’Humain reste au premier plan. Des symboliques poignantes sont également soulevées avec une très grande finesse. Après ma lecture, je suis passée par hasard devant un fleuriste, je n’ai pas regardé les « Roses Rouges » de la même manière… Je vous laisse découvrir pourquoi !!

Résumé : 1935, dans le marais poitevin.
Au milieu des roses, ivre d’amour, un homme chérit follement les femmes qui traversent sa vie.
Mais quand les cœurs ne battent plus à l’unisson, quand les braises des amours déchues cessent de se consumer, des secrets profondément enfouis resurgissent ; des secrets qu’il eût mieux valu ne jamais déterrer…

Date de parution : 30.04.2019 en AutoEdition

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Une Guerre Sans Fin de Léa Clément

LEA CLEMENT

Mon avis : Une lecture qui pour moi s’est décomposée en deux parties.

Dans la première, on découvre May depuis sa naissance, la dure vie de son enfance, en effet ses parents souhaitaient un garçon et non pas une deuxième fille. On ressent ses souffrances au quotidien et nous découvrons ses choix qui vont en découler. Se rebeller va devenir son crédo, dans une ambiance de guerre placée en arrière-plan. En effet, à part quelques mentions de lieu, la scène aurait pu se placer dans un autre pays moyen oriental en guerre. Je n’ai pas ressenti d’empathie pour les personnages, et le côté redondant des faits de vie ne m’ont pas emportée.

Par contre, dès le passage par la case prison ; j’ai senti un virage à 180 degrés. Ce tournant marque pour moi un réel changement dans la construction ; May a mûri malgré son âge et son côté « pleurnichard » va vite se transformer en camouflage de survie. Les incivilités, la violence des interrogatoires, l’ambiance sont très bien dépeints et l’histoire prend tout son sens. Je me suis laissée embarquée ; May devient réellement le personnage principal et prend corps. Elle ne va pas hésiter à affirmer ses idées et conserve ses convictions. Le récit est poignant, l’ambiance de conflit est plus développée. J’ai beaucoup plus été touchée à partir de ce passage, car les ressentis sont plus forts, plus mis en avant ; le contexte familial se retrouve en ligne de fond… La seule préoccupation devient comment sortir de cet enfer ? Et non je suis en conflit avec ma mère…

La sortie de prison avec tous les stigmates de cette expérience de mise à l’écart de la société est très déroutante ; la désorientation est palpable. J’ai ressenti beaucoup d’émotions sur la reconstruction de cette jeune femme. Il y a le « avant prison » et il y aura le « après ». De plus, May va se livrer aux lecteurs sur tous ses maux, la douleur, la tristesse, ses envies et ses craintes ; sans aucun tabous, mais tout en conservant très habilement une certaine pudeur. Nous la suivons pas à pas dans sa phase de reconstruction, jusqu’au moment où… non là je vous laisse découvrir par vous-même.

L’auteur signe ici un premier livre très noir et poignant, même si je n’ai pas été emballée par la première partie, la deuxième m’a totalement convaincue. Fallait oser parler d’un pays moyen oriental, régulièrement en guerre, qui a ses croyances et ses coutumes, sa vie carcérale ; en résumer briser les non-dits. Une plume simple mais très efficace qui laisse la place au contenu de ses textes. Nous ne sommes pas encombrés de fioritures inutiles, ni d’anecdotes non probantes. Un auteur que je suivrai avec grand plaisir lors de ses futures sorties.

Résumé : Touchée par une amnésie partielle et en proie aux plus cruelles inquiétudes, May, une jeune trentenaire, décide d’écrire pour tenter de reconstituer, à travers ses souvenirs, les événements de son passé.
En effet, May grandit à Beyrouth, durant la guerre civile libanaise, et « son enfance née posthume se désagrège sous les feux de la mitraille ».
En dépit de son jeune âge, c’est seule qu’elle affrontera la cruauté de sa mère, la peur de la guerre et l’effroi de la prison. Confrontée aux tourments de l’Histoire du Liban et au monde arabe ravagé par le despotisme et l’obscurantisme, comment parviendra-t-elle à survivre et à se construire ?
Et arrivera-t-elle à retrouver sa mémoire ?

Date de parution : 12.05.2019 en Auto-Edition

 

On A Toute La Vie Pour Mourir de Cyrille Thiers

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Mon avis : Nous voici en présence de différentes nouvelles retraçant différentes manières de mourir, non naturelles je précise. Nous suivons certains personnages récurrents. Mais surtout nous passons un très bon moment de lecture à découvrir l’histoire de personnages et surtout leur mort. Macabre ? Non pas du tout… Il est très bien évoqués ici les raisons qui peuvent franchir le pas et décider de se débarrasser d’une personne. La cupidité, la jalousie, la vengeance… Tous les ingrédients qui alimentent des sentiments et qui vont entraîner une issue fatale pour l’un de leur propre ou un inconnu.

Des protagonistes aux multiples facettes qui vont vous surprendre, vous attendrir. Peut-être se reconnait-on dans certains d’entre eux ? Bref, les différentes rencontres qui peuvent changer le court de votre vie ou y mettre fin. Je ne vous le souhaite pas rassurez-vous…

L’auteur avec une plume directe vous entraîne à ses côtés dans d’autant d’histoires que de ressentis. Il use sans abuser de sarcasme et jeux de mots, qui pimentent cette lecture. C’est vivant, piquant, mordant et aucun temps mort. Le making off à la fin du livre est génial, en effet l’auteur nous livre comment ces nouvelles lui sont venues et leur vie. Une belle découverte, un bon moment de lecture !!! Un livre que je recommande ? Bien sûre, sans hésiter !!! Arrivé au dernier épisode que j’ai trouvé extraordinaire, vous m’en direz des nouvelles !!!

Assez salivé je vous dévoile le sommaire :

Marche funèbre

La sapin de Noëlle

Ticket gagnant

Le tueur au tournevis

Mozart est là

Dérapages

Généalogie appliquée

Le spectre de l’autocar

Son petit doigt m’a dit

Vous êtes tous témoins !

Généalogie appliquée… la suite

La croûte du siècle

Tueurs en parallèle

Conquistadors

Je vais à Rio

Secrets de fabrication

Je remercie l’auteur pour sa confiance et la découverte

ded

Résumé : J’ai rassemblé dans cet ouvrage quinze histoires très noires dont certaines ont eu l’honneur d’être primées dans divers concours. Ces récits ont en commun la mort sous toutes ses formes, jusqu’aux plus improbables. Souvent violente, parfois glauque, elle façonne minutieusement la noirceur de ces intrigues en les parsemant de cadavres, d’ossements, et même de momies. Vous aurez probablement du mal à discerner les victimes des coupables. Néanmoins, jusqu’à l’hécatombe finale, je vous garantis un plaisir aussi malsain que jubilatoire en observant les acteurs de ces tranches de vies, ou plutôt devrais-je dire … de ces vies tranchées.

Date de parution : 17.01.2019 en Autoédition

cyrille

Banlieues Parisiennes, le recueil Noir

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Mon avis : Ce recueil noir présenté par Hervé Delouche a titillé ma curiosité aux Quais du Polar de Lyon, je me suis naturellement laissée tenter par ces différents textes sur la banlieue, où j’habite.

Sur ces 13 auteurs, 11 me sont totalement inconnus. J’avais juste découvert : Marc Fernandez et Cloé Mehdi. Me voici partie à l’assaut d’un total dépaysement ou presque. Voilà le trajet de notre visite :

Fleury Mérogis – Cloé Mehdi – Je ne suis pas Paris

Montreuil – Karim Madani – The Morillon Houses

Sarcelles – Insa Sané – On a des yeux pour y croire

Mantes la Jolie – Christian Roux – Métamorphose d’Emma F.

Saint-Ouen – Marc Villard – Sous le périphérique

Fontainebleau – Jean-Pierre Rumeau – Le cimetière aux Anes

Pantin – Timothée Demeillers – Enfin, Pantin

Saint-Denis – Rachid Santaki – Jusqu’au dernier souffle

Neuilly-sur-Seine – Marc Fernandez – La Baronne

Ivry-sur-Seine – Guillaume Balsamo – Fin des travaux prévue : février 2027

Boulogne Billancourt – Anne Secret – Les Ombres sur Trapèze

Arcueil – Anne-Sylvie Salzman – Martyrs obscurs

Nanterre – Patrick Pécherot- Le jour où Johnny est mort

Un cocktail de styles usant très bien la plume nous retrace ce voyage. Chacun son lieu, sa sensibilité et sa caractéristique personnelle ; mais un objectif commun : nous montrer une partie de cette banlieue, tant médiatisée, parfois même trop. Je suis passée par toutes les couleurs, de la gaieté, à la colère, en passant par l’effroi, la souffrance et l’horreur face certaines scènes, situations ou évocations. Chacun a choisit son temps, le passé, le présent ou le futur. Chacun a choisi ses personnages : les habitants, anciens ou nouveaux, l’immigration, ou la transformation. Aucun faux semblants face à une réalité sous entendue. Les ambiances de chacune des nouvelles sont très bien décrites, j’ai très bien ressenti les différentes atmosphères de jour comme de nuit ; dans les bois, aux pieds de la cité, en prison, Gare du Nord, ou dans un restaurent asiatique. Les auteurs vous embarquent littéralement à leur côté ; le lecteur est spectateur et pourtant totalement immergés dans les différentes péripéties. Les sentiments sont également évoqués et très présents, l’Amour, la Haine, l’Amitié, la Vengeance et la Famille ; certains passages sont très poignants, tant ils sont plausibles. Je ne sais pas (à part pour une) et je ne cherche pas à savoir si certains faits sont réels ou non ; je me suis laissée embarquée, j’ai pris le train en marche et j’ai suivi cette visite guidée totalement atypique, dans le fin fond du noir, mais pas que. J’ai passé un excellent moment de lecture et de découvertes. Certains titres  d’auteurs cités ont rejoint mon carnet pour de futures lectures. Ce qui ressort globalement de ces différents écrits c’est la volonté de quitter la banlieue, le quartier, la citée ; de changer les choses. Si vous souhaitez voyager, prenez votre ticket, optez pour la playlist proposée, lisez et laissez-vous aller !!!

ded

Résumé : 13 nouvelles noires inédites de 13 auteurs locaux, chacun mettant en scène une ville de la banlieue parisienne. Une cartographie originale et littéraire d’un territoire mal connu et souvent mal considéré.

La collection  » Asphalte Noir  » revient en France pour cette nouvelle destination : Banlieues parisiennes Noir. Comme toujours, des écrivains s’emparent chacun d’un lieu et en font le décor, voire le personnage d’une nouvelle noire inédite. Ce recueil dresse ainsi une cartographie originale d’un territoire mal connu et souvent mal considéré.

 » Les auteurs de ces treize nouvelles ne sont ni sociologues, ni ethnologues, ni journalistes. Ce n’est pas un souci d’exotisme qui les guide. Habitant ces départements qui cernent la capitale, ou aimant les arpenter, ils connaissent leur territoire ; certains sont des acteurs de la vie locale, tous sont des « piétons de banlieues’ (…). Et ils ont fait le choix du noir, ce genre littéraire témoin de son temps qui éclaire les zones d’ombre et saisit le vif.  »

Date de parution : 04.04.2019 aux Editions Asphalte

Le Chant des Revenants de Jesmyn Ward

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Mon avis : Cette lecture m’a bouleversée. J’ai été touché et émue par l’histoire de ce petit bonhomme Jojo qui va devoir grandir trop vite et assumer un rôle pourtant par le sien, être le référent de sa petite sœur.

Sur fond de racisme et d’opposition, l’histoire d’un homme blanc qui jeune rencontre une jeune fille noire. De leur amour va naître un enfant, Jojo. Les parents de Michael n’accorderont aucune attention si à leur belle fille, ni à leurs petits-enfants. Les secrets de famille enfouis, vont remonter à la surface. Jojo veut savoir pourquoi on le rejette. Parallèlement, élevés par ses grand parents maternels qui feront ce qu’ils pourront pour lui et sa sœur ne manquent de rien, ils se démènent pour eux et pallient à l’absence de leur fille. Avoir trois fois à manger par jour, c’est déjà bien mais cela ne remplace pas l’amour maternel et paternel. Leonie, la mère des enfants ne fait rien pour eux, ne les estime pas ; au contraire elle les dénigre en permanence, quand elle est présente. Parfois elle brille par ses absences. Elle est femme avant d’être mère et ne pense qu’à la sortie de prison de son amour. Elle va jusqu’à mettre ses enfants en danger pour satisfaire ses petits plaisirs. Elle ne prend sa fille dans les bras que pour chercher elle-même du réconfort ; Kayla n’est pas dupe et préfère la compagnie et le réconfort de son frère.

Quand aux retrouvailles avec le père, on craint le pire. Pareil, il n’a d’yeux que pour Léonie. Il va tout de même essayer de faire accepter sa famille à ses parents.

L’auteur m’a mis les tripes à l’air avec cette lecture, poignante et touchante. J’ai eu une énorme empathie pour ses deux enfants qui n’ont pas demandés à naître et qui pourtant vont essayer les plâtres et le passé des adultes. Je vous laisse découvrir par vous-même quel va être leur échappatoire ? Un roman noir qui ne peut laisser indifférent.

Je remercie la masse critique Babélio pour cette découverte

Résumé : Jojo n’a que treize ans mais c’est déjà l’homme de la maison. Son grand-père lui a tout appris : nourrir les animaux de la ferme, s’occuper de sa grand-mère malade, écouter les histoires, veiller sur sa petite sœur Kayla.
De son autre famille, Jojo ne sait pas grand-chose. Ces blancs n’ont jamais accepté que leur fils fasse des enfants à une noire. Quant à son père, Michael, Jojo le connaît peu, d’autant qu’il purge une peine au pénitencier d’État.
Et puis il y a Leonie, sa mère. Qui n’avait que dix-sept ans quand elle est tombée enceinte de lui. Qui aimerait être une meilleure mère mais qui cherche l’apaisement dans le crack, peut-être pour retrouver son frère, tué alors qu’il n’était qu’adolescent.
Leonie qui vient d’apprendre que Michael va sortir de prison et qui décide d’embarquer les enfants en voiture pour un voyage plein de dangers, de fantômes mais aussi de promesses…

Date de parution : 07.02.2019 aux Editions Belfond

auteur les revenants

Ma Soeur Sérial Killeuse de Oyinkan Braithwaite

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Mon avis : Nous sommes en présence, principalement de trois femmes, Korede, l’aînée qui veille et protège sa sœur, Ayoola la tueuse et leur mère qui ignore tout ce qui se passe. Nous les suivons dans leur quotidien ponctué de flash-back qui nous apportent certaines lumières. Elles vivent ensemble sous le même toit.

Les caractères s’opposent d’un côté Korede, soumise, qui se laisse dépasser par les événements, qui continuent de couvrir les méfaits de sa sœur, dont elle n’a même pas le respect en retour. Un physique banal qui ne retient pas l’attention, même pas celui de sa mère qui l’a traite légèrement mieux que la bonne.

Ayoola au physique de rêve, égocentrique à qui on cède tous les caprices, qui s’amuse avec la vie, les hommes jusqu’à leur mort. Elle vit comme elle l’entend sans aucun respect, elle manipule et berne tout le monde, même sa propre sœur qui l’aide pourtant. Personnage antipathique et détestable au possible, même si à priori leur père n’a pas été tendre avec elle.

Aucune empathie, ni sensibilité ne s’est dégagée de cette lecture, entre la sœur totalement en décalage avec la réalité de ses actes et qui se pose même en victime. Korede qui s’est rendue complice des méfaits de Ayoola mais qui ne fait rien de sa vie, habite encore  dans la maison familiale, ne réagit pas, elle est sous l’emprise et reste passive même quand sa sœur s’immisce dans sa vie jusqu’à lui piquer son Amour. Elle subit tout au nom de la famille, j’ai trouvé cette attitude de larbin totalement pathétique. Elle a un sursaut de conscience qui aurait pu lui permettre de prendre sa vie en main, trouver un logement, elle a déjà un travail.  La mère qui n’a d’yeux que pour sa cadette, et cherche à marier ses filles et ferme les yeux naïvement.

Contrairement à la présentation du résumé, je n’ai pas trouvé que le machisme et la corruption soient des sujets critiqués dans ce livre, ils sont mentionnés et survolés. En revanche, le thème de la famille et le soutien à l’intérieur de la cellule est bien développé. L’écriture est fluide ce qui rend la lecture dynamique.

Je remercie Bepolar qui m’a permis cette découverte et de me faire mon propre avis.

Résumé : Quand l’esprit de famille pousse à l’extrême… Korede s’est donné pour mission de protéger sa cadette envers et contre tout, et ce n’est pas une mince affaire. Non contente d’être la plus belle et la favorite de leur mère, Ayoola a aussi la fâcheuse habitude de tuer ses amants. Ainsi, au fil du temps, Korede est devenue experte pour faire disparaître les traces de sang et les cadavres. « Seulement, avec Femi, ça fait trois. Et à trois, on vous catalogue serial killer »… A l’instar d’une Jane Austen des temps modernes, Oyinkan Braithwaite interroge les liens du sang, tout en pratiquant une critique en règle de la société nigériane : sa corruption, ses différences de classe, son machisme exacerbé… Une comédie noire et décalée, aussi mordante que glaçante.

Date de publication : 13.02.2019 aux Editions Delcourt

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