Bilan Mars 2020

Voici mon bilan des lectures et de cagnotte :

#Marsaufeminin

L’Art du Meurtre de Chrystel Duchamp*

Un Merci de Trop de Carène Ponte

Les Riverains de Corinne Atlas

Les Orphelins du Sommeil de Pascaline Nolot

Miracle de Solène Bakowski

Les Fantômes du Passé (tome 2) de Gaëlle Perrin Guillet

Cataractes de Sonja Delzongle

L’Ombre de Nola de Sacha Erbel

La Cave aux Poupées de Magali Collet

Madame B de Sandrine Destombes

tirelire

Selon mes bonnes résolutions et ce jeu très sympathique, mettre 2€ par livre lu dans une cagnotte et les livres prêtés mentionnés par * sont à 3€.

EN MARS ME VOICI DONC AVEC UNE CAGNOTTE DE 21 EUROS (TOTAL : 65E)

 

 

 

Madame B de Sandrine Destombes  

MADAME B

Mon avis : Une sacrée rencontre avec Blanche, malgré un prénom qui m’a de suite fait penser à une colombe ou qui m’a évoqué la pureté, elle exerce un métier tout à fait particulier et hors norme. En effet, on fait appel à elle pour nettoyer après un accident ou bien pire.

Son rôle est de faire « disparaître » tout forfait de son client. Elle a repris la suite de son beau-père et s’est bâtie une solide réputation.

Pourtant, elle va se rendre compte peu à peu que certaines choses clochent… Ses doutes vont se muter en certitude, serait-elle en danger ? Sa fragilité, son passé refont surface et son esprit est sacrément malmené. Va-t-elle tenir la route ou perdre les pédales ?

J’ai vraiment beaucoup apprécié l’originalité cette protagoniste, sa vie, ses interactions avec son beau-père et son métier. Loin d’être de tout repos, la dimension psychologique et la place que représente la manipulation rendent cette lecture à la fois stressante et glaçante. En effet, ayant eu beaucoup d’empathie et de sympathie pour Blanche j’ai réfléchi et cherché à une solution en même temps qu’elle.

Un puzzle grandeur nature sacrément bien réalisé par l’auteur qui nous plonge dans cette sombre poursuite. Des ombres planent, le passé refait surface mais qui est derrière cette fabuleuse machination. Je n’ai rien vu venir, bravo !!! La confiance, l’amour, l’amitié sont aussi des éléments ressentis lors de cette lecture ; en parallèle de la haine, la violence et la vengeance ont aussi leur rôle et tiennent leur promesse.

Une écriture fluide et un style efficace rendent très bien la dimension de cette histoire oppressante. Tout est pesé, posé, et parfois nettoyé.

De fausses routes en espoirs ou en désillusions, Blanche va devoir découvrir la vérité et affronter la réalité. De recherches de causes et des conséquences qui vont survenir à son insu. Comment va-t-elle réagir ? Jusqu’où sa santé mentale peut la porter ? Je vous laisse trouver les réponses à ces questions en lisant et découvrant ce personnage sympathique, mais pas que…

Une lecture qui rentre parfaitement dans mon thème de ce mois-ci #Marsaufeminin

Résumé : Blanche Barjac, Madame B, est nettoyeur de profession. Malfaiteurs, tueurs à gages
et meurtriers, tous font appel à elle pour qu’il ne reste plus une trace de leurs crimes
et délits.
Après plusieurs années passées à s’imposer dans ce monde d’hommes, Blanche est devenue une professionnelle respectée dans ce milieu si particulier. Digne héritière de son beau-père qui l’a formée, elle est reconnue pour son efficacité, sa discrétion et son savoir-faire.
Si après chacune de ses interventions Madame B garde un indice comme  » assurance-vie « , elle n’est pas la seule à accumuler les preuves compromettantes.
En menant l’enquête sur le maître chanteur qui la persécute et la fait douter chaque jour un peu plus de sa santé mentale, Blanche revient sur son passé et réalise que malgré
les nettoyages, toutes les taches ne sont pas effacées. Et que chaque acte entraîne des conséquences.

Date de publication : 05.03.2020 aux Editions Hugo Thriller

D’autres avis sur ce livre : Collectif Polar, Sangpages, Nigrafolia, Pausepolars

A découvrir également du même auteur : Les Jumeaux de Piolenc,

SANDRINE DESTOMBES

 

 

 

La Cave aux Poupées de Magali Collet

la cave

Mon avis : Livre écrit à travers les yeux de Manon, on la découvre peu à peu, sa vie, son enfance, ses journées.

Un huis-clos psychologique qui montre le quotidien violent de cette famille. Les mœurs ne sont pas épargnées au lecteur qui découvre avec effroi Manon et le Père.

Jeune femme en carence d’amour, d’amitié et de relations avec l’extérieur. Elle ne connaît le monde extérieur qu’avec les séries et la télé.

L’auteur a admirablement bien réussi à rédiger ce livre dans le langage parlé de Manon, qui ne sait pas lire, qui n’est jamais allée à l’école. J’ai trouvé que ce style employé rend encore plus crédible ce récit, de plus il le rend vivant. Le lecteur est spectateur statique de toutes les scènes décrites, il ressent à travers la narration de Manon ses pensées, ses justifications et ses actes. Comment ressent-elle sa vie ? Les descriptions très vivantes, le lecteur a vraiment l’impression d’être présent et d’assister lui-même à cette vie.

Manon a une définition bien à elle du bonheur qui se résume en « une journée sans aucune raclée, ni aucun abus », chaque jour est un combat. Elle côtoie également la mort… et a sa propre relation avec cette notion de disparition. La distance qu’elle maintient afin de ne pas souffrir plus. Mais que va-t-il se passer lorsqu’elle va abaisser les barrières ? Elle va commencer à se poser des questions…

Les violences et abus dont les femmes sont victimes est un sujet revenu en premier ligne des préoccupations de notre quotidien. J’étais un peu frileuse j’avoue et avais l’appréhension de me retrouver une énième fois face à un schéma que l’on commence à bien connaître. Il n’en est rien du tout, un parfait huis-clos, une histoire originale, des personnages bien travaillés. Aucune surenchère dans la violence, pas de surplus, simplement factuelle, pas de clichés. Un véritable travail d’imagination et d’originalité. J’ai ressenti cette violence comme un personnage, elle est présente, personnifiée, étoffée, elle évolue suivant les situations ; elle est vivante !!

L’humain, son pire comme son meilleur, est placé aux premiers plans de cette histoire.

Je recommande ce premier roman. Je me note de surveiller les prochaines sorties de l’auteur.

Une lecture qui rentre parfaitement dans mon thème de ce mois-ci #Marsaufeminin

Résumé : Manon n’est pas une fille comme les autres, ça, elle le sait depuis son plus jeune âge.
En effet, une fille normale ne passe pas ses journées à regarder la vraie vie à la télé.
Une fille normale ne compte pas les jours qui la séparent de la prochaine raclée monumentale…
Mais, par-dessus tout, une fille normale n’aide pas son père à garder une adolescente prisonnière dans la cave de la maison.

Date de publication : 19.03.2020 aux Editions Taurnada

D’autres d’avis sur ce livre : Mes Evasions Livresques, PassionLectureAnnick, le ressenti de Jean-Paul

magali

Cataractes de Sonja Delzongle

ca

Mon avis : J’ai terminé ce livre avec quelques larmichettes !! Dur et émouvant à la fois. L’auteur nous embarque totalement en Serbie aux côtés de Jan, rescapé d’une catastrophe naturelle pendant son enfance, il va une fois adulte revenir sur les lieux de son enfance.

La centrale a besoin de lui… Vladimir son ami, le contacte et voici Jan qui laisse sa famille à Dubaï pour retrouver les montagnes et le lac…

Les souvenirs remontent mais aussi ses doutes. Depuis son arrivée, une succession de morts rend l’ambiance tout à fait anxiogène. Sans parler de la magla, ce fameux brouillard opaque qui sévit de temps en temps, rendant les déplacements très difficiles.

Un voyage dont je me souviendrai longtemps. L’auteur distille aussi l’histoire de cette région, de ce pays qui a traversé une guerre qui est encore dans toutes les mémoires et qui forcément influence la vie quotidienne des habitants. Les traces et cicatrices laissées sont encore béantes.

Mêlant habilement l’enquête, l’aspect géopolitique, et le contexte économique et environnemental ; l’auteur tel une artiste d’exception jongle avec dextérité et joue avec les nerfs du lecteur. L’angoisse monte au fur et à mesure jusqu’à son paroxysme, c’est prodigieux.

Des personnages très bien décrits, étoffés, on a l’impression de les connaître de les côtoyer.

Les sentiments ne sont pas en reste dans ce livre, l’amitié, l’amour et la haine se succèdent au fur et à mesure de l’évolution de cette intrigue. Une enquête difficile, dans un milieu qui peut paraître hostile, de multiples suspects… Surtout quand Jan veut savoir tout ce qui produit dans sa région pendant son absence… Il n’est pas au bout de ses surprises.

Un excellent moment de lecture, j’appréciais déjà tous les autres livres de l’auteur et celui-ci ne fait pas exception. L’Humain est toujours au premier plan en parallèle à la Nature.

Une lecture qui rentre parfaitement dans mon thème de ce mois-ci #Marsaufeminin

Résumé : Il y a quarante ans, le petit Jan Kosta, trois ans, a été l’un des rares survivants de la terrible catastrophe de Zavoï. Lors d’un gigantesque glissement de terrain, ce village des Balkans a été littéralement englouti sous des torrents de boue. Sauvé par son chien qui l’a traîné, inconscient, hors de l’eau fangeuse, Jan a perdu toute sa famille. Devenu hydrogéologue, Jan reçoit un coup de fil alarmé d’un ami ingénieur. Il se passe des choses étranges dans et autour de la centrale construite sur les flancs de la montagne de son enfance. Les gens ont des comportements imprévisibles, parfois violents. Les moines du monastère voisin ont tous disparu, et les bâtiments délaissés accueillent désormais un institut psychiatrique. Vladimir demande à Jan de venir étudier les faits. Que le mal vienne de la centrale, de la montagne ou des hommes, si un nouveau drame est sur le point de se produire, seul un survivant de Zavoï aura une chance de pouvoir tout arrêter.

Date de publication : 11.04.2019 aux Editions Denoël

A lire également la série : Dust, Quand la Neige Danse, Récidive 

One shot : Boréal 

D’autres avis sur ce livre : Sangpages Valérie, Collectif Polar,

sonja delzongle

 

Les Fantômes du Passé (tome 2) de Gaëlle Perrin Guillet

les fantomes

Mon avis : Après avoir rencontré Henry, Billy, Alice et d’autres dans le premier volet Soul of London, je suis ravie de me replonger dans Londres à cette période victorienne.

Après une longue période de passage à vide, Henry va se faire « réveiller » par une sordide affaire où son frère décédé depuis longtemps serait impliqué.

Billy, son ami et qui l’aide dans ses enquêtes voit de très bonne augure cette sombre affaire afin qu’Henry se reprenne en main. Le passé va ressurgir pour ces deux protagonistes.

La mort d’un gentilhomme et son cocher dans une explosion de calèche va s’avérer bien plus complexe qu’aux premiers abords. Qui étaient les victimes ? Les enquêteurs vont devoir s’armer de patience et de bon sens, car ils sont suivis de très près par les policiers qui ne croient pas à la mort de Gareth le frère d’Henry et suspecte ce denier de ne pas donner toutes les informations afin de protéger un membre de sa famille.

Billy va également devoir faire face à son passé, lorsqu’il vivait dans la rue et se nourrissait de menus larcins avec d’autres camarades. Jusqu’à sa rencontre avec Henry.

Alice va se révéler très importante dans cette affaire, en effet une présence féminine peut faire la différence.

J’ai adoré ce volet, retrouver le fameux trio attachant embarqué dans une enquête mêlant, meurtre, assassinat, vol de cadavre, adultère, un sacré cocktail explosif et si on rajoute le complot face aux patrons qui sévit à cette époque lors de la révolte des ouvriers.

L’auteur tient une main de maître les pensées du lecteur qui est très habilement baladé d’une piste à l’autre. Un rythme soutenu et une plume très agréable qui nous entraîne, grâce à la distillation d’informations et de descriptions, à Londres au XIXème siècle.

J’ai vraiment hâte de retrouver Billy et ses comparses dans de nouvelles aventures, surtout que leur vie également va évoluer…. Mais chut je ne vous en dis pas plus…

Une lecture  qui rentre parfaitement dans mon thème de ce mois-ci #Marsaufeminin

les fantomes ded

Résumé : Londres, 1893 : une calèche explose, tuant sur le coup un notable. La police est désemparée, d’autant que le meilleur inspecteur de la ville, Henry Wilkes, a rendu son insigne. Aux prises avec ses démons intérieurs, il dépérit sous le regard inquiet de son fidèle Billy, le gamin des rues qu’il a recueilli.
Mais quand le « meurtre de la calèche » prend une autre dimension, Henry ne peut rien faire d’autre que reprendre du service. En effet, tous les indices désignent un coupable : Gareth, le propre frère d’Henry… mort des années plus tôt ! Est-ce une machination ? Ou bien son frère serait-il encore vivant ?
L’inspecteur déchu risque fort de réveiller les fantômes du passé dans cette ville où trahison et mensonges sont monnaie courante et où le danger est à chaque coin de rue…
Intrigues, menaces et complots : une enquête dans les bas-fonds du Londres victorien.

Date de parution : 22.08.2018 aux Editions City, 06.11.2019 aux Editions City Poche

A lire également du même auteur : Soul of London (tome 1), Haut le Cœur

D’autre avis sur ce livre : Collectif Polar 

gaelle

Miracle de Solène Bakowski

miracle

Mon avis : J’avais lu quelques retours à la sortie de ce livre. Certains étaient déçus par l’estampille thriller. En effet, nous ne sommes pas ici en présence d’un thriller traditionnel au sens du terme. Donc c’est sans aucune idée préconçue que je me sis plongée dans ma lecture.

Totalement embarquée par le personnage de Laure, sa vie, son monde qui s’écroule, ses rêves et son combat. Apprendre sa maladie et que son temps est compté va changer sa relation avec les autres et ses appréhensions de la vie. Ses choix et orientations vont être guidés par ce temps qui passe et qui la rapproche d’une mort certaine.

Une première partie consacrée à son projet de traverser l’Atlantique avec le bateau de son père qui a lui-même péri en mer. Grâce aux réseaux sociaux, elle va trouver du soutien psychologique et le financement pour pouvoir assouvir son projet dans de bonnes conditions.

Lors de son périple peuplé d’embuches et d’événements inattendus, j’ai beaucoup apprécié la façon dont l’auteur nous détaille les pensées de Laure qui rejoint New York.

L’auteur nous montre bien que lorsque les jours sont comptés, les gens veulent, ‘ils le peuvent, assouvir de grandes choses qui leurs tiennent à cœur. Le lendemain a peu d’importance, seul le fait de savourer le temps limité qui reste à vivre.

Le monde de la maladie est peuplée d’injustice, les descriptions dans l’hôpital des enfants sont poignantes. Le quotidien des jeunes malades et de leur famille est très bien exprimé.

Les chapitres mentionnant des dates nous montrent le temps qui passe pour Laure. Le lecteur voit le compte à rebours.

Les réseaux sociaux peuvent avoir du très bon mais sont capables du pire. Planqués derrière leur écran certains déversent leur haine à longueur de journée, voir harcelle. La vie de certaines personnes peut rapidement devenir un enfer. Et quand le Miracle va avoir lieu pour Laure… Je vous laisse découvrir la réaction des internautes.

Un très bon roman noir, même si certains passages dont la dernière partie m’ont moins convaincue, en effet j’ai trouvé que c’était un peu gros et peu crédible. Une fin qui touche et attendrie. Une belle lecture dans l’ensemble. Une plume émouvante, qui a su totalement me dépayser. Des thèmes abordés tout à fait contemporains et qui nous poussent à réfléchir sur nos propres comportements.

Une lecture  qui rentre parfaitement dans mon thème de ce mois-ci #Marsaufeminin

miracle ded

Résumé : La vie de Laure, vingt-et-un ans, s’écroule lorsqu’elle apprend qu’elle est atteinte d’une tumeur incurable au cerveau. Les médecins sont formels : la jeune femme est condamnée. Mais Laure est une battante, et grâce aux réseaux sociaux, récolte des fonds pour se lancer dans un projet fou : celui de traverser l’Atlantique en solitaire. Très vite, les internautes se prennent de passion pour cette jeune malade que d’aucuns voient comme une héroïne des temps modernes. Elle est invitée sur les plateaux de télévision, son périple est suivi sur YouTube par des centaines de milliers d’abonnés. Adulée, elle devient un symbole d’espoir et un modèle de courage. Dans sa course contre la montre, Laure pense avoir trouvé un sens à sa vie, mais une question parmi d’autres se pose : quel est le prix d’un miracle ?

Date de parution : 17.10.2019 aux Editions Cosmopolis

D’autres avis sur ce livre : Mes Evassions Livresques, Nath Mes Lectures du Dimanche, Sangpages Valérie, Amicalement Noir, Aude Bouquine, Laurence D PausePolars

A découvrir également du même auteur : Un Sac 

solène

Les Riverains de Corinne Atlas

les riverains

Mon avis : Je savais que ce livre allait m’émouvoir et me toucher. L’auteur nous plonge d’entrée dans cet immeuble situé « fictivement » face au Bataclan. Le lecteur devient spectateur de la vie de cette copropriété et de ses habitants. On y retrouve Reine, la doyenne, un couple avec deux enfants, une jeune adolescente et son père, un couple trentenaire et un concierge…

Chacun a son histoire, son quotidien, ses origines et ses propres préoccupations. Pourtant ce soir là ils vont tous avoir un point commun être spectateurs-acteurs malgré eux d’une situation tragique dont l’issue est incertaine.

Ne pas rester seul chacun chez soi, ils vont se regrouper, même s’ils ne vivent pas du tout les événements de la même manière, certains vont se rencontrer ou se parler pour la première fois. S’unir, se soutenir va être le crédo, pendant cette longue attente, l’arrivée de blessés ou de survivants va rendre téméraires certains personnages et susciter des réactions.

L’auteur a su distiller les histoires personnelles et l’ambiance afin de permettre au lecteur de respirer.

Tous les sens sont en éveil, les oppositions flagrantes entre lumière et obscurité, entre l’agitation habituelle du quartier et le silence pesant. C’est pesant, le stress monte peu à peu, on regarde aux fenêtres et à la télé, c’est surréaliste. Le bruit des armes des hurlements des victimes est insoutenable mais le silence est encombrant et glaçant, il est la porte ouverte à toutes les suppositions et craintes.

Le doute monte, avoir besoin de se rassurer sur les proches, donner des nouvelles.

J’ai beaucoup apprécié la plume de l’auteur que je découvre avec ce roman. La vie de ces riverains pendant cette nuit interminable nous est très bien relatée, la manière dont ils prennent conscience des événements et en quoi leurs priorités vont dès « demain » changer. Il y a eu un avant, un pendant et il y aura un après.

Livre lu d’une traite, car même si on connaît l’issue de cette nuit tragique, j’ai été emporté par le parcours et les ressentis de ces personnages très différents au demeurant mais qui sont presque tous attachants. Mon « presque » est à cause de Gabin, il en fallait bien un, je vous laisse le découvrir par vous-même.

J’ai aimé que l’auteur glisse quelques pointes d’humour sur la vie des personnages afin qu’en lisant le lecteur ait parfois un sourire au coin des lèvres. L’espoir ponctue ce récit par des rebondissements dans la vie personnelle de certains protagonistes qui nous permet de respirer et voir pointer très timidement une once de ciel bleu après un gros orage.

Un livre poignant, émouvant sur cette nuit dans le XIème qui restera à jamais dans les mémoires.

Une lecture  qui rentre parfaitement dans mon thème de ce mois-ci #Marsaufeminin

les riverains ded

Résumé : Un immeuble ancien se dresse au sein d’un quartier de l’Est parisien, au passé populaire et rebelle et au présent « branché ». Ce microcosme chaleureux, à la population variée, mêle anciens Parisiens et nouveaux « bobos » . Les habitants de l’immeuble se côtoient sans bien se connaître, ils ont en apparence peu de choses en commun. Mais nous sommes le 13 novembre 2015. Et, bientôt, la mort va interrompre le cours de ces vies ordinaires et singulières. Comme tout Paris, comme toute la France, les riverains deviennent des spectateurs impuissants face au chaos prémédité. Alors se manifeste une évidence, la solidarité : une chaîne humaine protectrice contre la volonté de destruction. Face à la terreur et à la mort revendiquées, quelque chose résiste : une foi dans la vie. Il n’y aura pas de héros dans cette histoire. Mais chacun, à sa manière, va se métamorphoser en brave, en lâche ou en ange de réconfort.

Date de parution : 05.03.2020 aux Editions Herodios

Corinne

Un Merci de Trop de Carène Ponte

un merci de trop

Mon avis : Juliette que l’on pourrait qualifier de petite fille modèle, va voir sa vie bouleverser, un virage à 180 degrés. La trentaine, elle va décider qu’elle ne se laisserait plus faire et que sa personnalité limite transparente doit laisser la place à quelqu’un qui s’écoute et qui s’affirme.

Tout va commencer par sa démission suite à la goutte d’eau qu’elle ne peut plus supporter. Elle va essayer de réaliser ses rêves. D’embûches en nouvelles rencontres, voici le personnage qui va se transformer et aller de l’avant. Nina sa meilleure amie à ses côtés car pas toujours facile de tout changer du jour au lendemain. Surtout lorsque des changements vont se réaliser tout seul, enfin presque.

Ce livre est frais, vif, avec un énorme fou rire lors de la scène du dîner chez les parents de Juliette. Les personnes ayant lu le livre comprendront ce que je veux dire.

De la légèreté, mais pas que. L’humain, l’amour, l’amitié et les sensibilités sont au centre de cette histoire. Les sentiments amoureux vont venir rajouter du piment dans les changements de la protagoniste. Un personnage attachant, même si parfois on aimerait la bousculer un peu, mais la vie va s’en charger.

Quelques passages peuvent donner l’impression que nous tournons en rond mais ils pimentent agréablement ce récit.

L’auteur jour avec l’ascenseur émotionnel du lecteur, on peut passer de la joie extrême à la grande déception suivant les anecdotes de Juliette.

J’ai passé un très bon moment de lecture, une belle découverte de l’auteur. Une pointe de douceur dans ce monde de brutes.

Une lecture commune organisée par Delphine du blog, Mes Evasions Livresques, voici son avis et qui rentre parfaitement dans mon thème de ce mois-ci #Marsaufeminin

Résumé : S’il fallait décrire Juliette en un seul mot,  » transparente  » serait sans nul doute le bon.
Depuis qu’elle est toute petite, Juliette a toujours fait ce que l’on attendait d’elle. Pour ne pas déplaire, pour ne pas décevoir. Mettant de côté ses rêves et celle qu’elle est vraiment. Résultat, à trente ans, elle mène une vie sans relief, ennuyeuse au possible. Une vie où choisir entre lasagnes et sushis est un événement.
Pourtant, elle se sent de plus en plus à l’étroit dans cette vie, dans cette peau. Elle a envie de crier qu’elle n’est pas cette fille sans personnalité. Elle a envie d’aborder son voisin pour lui dire qu’il lui plaît.
Et, par-dessus tout, elle a envie d’enfin réaliser son rêve, celui de devenir écrivain. Il n’est jamais trop tard pour devenir soi. C’est ce que va découvrir Juliette au détour d’un merci, un merci de trop. Même si elle est alors loin d’imaginer ce qui va en découler (une démission, une histoire d’amour et… une surprise) !

Date de parution : 09.06.2016 aux Editions Michel Lafon, 15.06.2017 aux Editions Pocket

Carène Ponte

L’Art du Meurtre de Chrystel Duchamp

l'art du meurtre

Mon avis : Des assassinats atypiques, des mises en scène qui mettent en déroute les enquêteurs, un décor et une ambiance qui plongent le lecteur dans le monde de l’Art pictural.

La peinture est au centre de cette intrigue, l’auteur saupoudre habilement les informations sur les dessous de ce domaine, très peu connu du grand public. J’ai beaucoup apprécié découvrir l’envers de ces grandes ventes aux enchères, le calcul des côtes d’un artiste. Mais aussi, connaître les rouages des collectionneurs et des vendeurs et les références.

Même si nous sommes dans une fiction, l’auteur nous montre l’audace et jusqu’où les artistes sont capables de repousser les limites afin d’être reconnus ou exister.

Tous les sens du lecteur sont sollicités, l’auteur a su nous évoquer, les senteurs (parfois nauséabondes), les bruits, la vue, … Un vrai film où le lecteur serait lui-même acteur des scènes.

Même si le personnage d’Audrey, lieutenant de police, m’a été insupportable dès les premières pages, j’ai beaucoup aimé son tempérament à suivre coûte que coûte ses intuitions, quitte à s’attirer les foudres de sa hiérarchie. Le « qu’en dira-t-on ? », elle n’en a que faire, seules ses certitudes comptent. Son équipe va la suivre et va mettre le doigt sur une machination qu’ils étaient loin de trouver si Audrey n’avait pas été aussi persuasive.

La cadence des cadavres découverts rythme parfaitement ce thriller. C’est le premier que je lis sous cette forme et j’ai été agréablement surprise. Les victimes en sont-elles réellement ? Toute leur vie va être épluchée, ce qui va remonter en surface va en surprendre plus d’un.

Le suspense est maintenu très habilement jusqu’aux dernières pages. Et qu’est-ce que je les ai aimées ces dernières pages, magistrales !! Une fin inattendue et qui m’a beaucoup plu.

Une lecture que j’ai découvert grâce à Delphine du blog, Mes Évasions Livresques, voici son avis et qui rentre parfaitement dans mon thème de ce mois-ci #Marsaufeminin

Résumé : Quand le corps d’un riche collectionneur d’art est retrouvé mutilé et mis en scène comme une vanité artistique, cela ne fait aucun doute pour Audrey, lieutenant à la PJ : elle a affaire à un psychopathe. Le corps de Franck Tardy, avocat à la retraite, est retrouvé dans son luxueux appartement du XVIe arrondissement. Il a été torturé, mutilé, puis assis à une table dressée pour un banquet. Un crime de toute beauté !
Dépêchée sur place, l’équipe de la PJ découvre que l’homme – un collectionneur – fréquentait les clubs sadomasochistes de la capitale. Et que, malgré sa fortune, il était à court de liquidités.
Quand le corps d’un autre amateur d’art – dont la mort a été soigneusement mise en scène – est retrouvé, le doute n’est pas permis : un tueur en série est à l’œuvre.
Pour le lieutenant Audrey Durand, cette enquête dans le monde de l’art contemporain sera-t-elle l’occasion de faire taire ses démons, ou se transformera-t-elle en une plongée hypnotique aux confins de la folie ?

Date de parution : 16.02.2020 aux Editions L’Archipel

AVT_Chrystel-Duchamp_5831

Vendredi, c’est permis !! Des Lignes et des Pages 2020#9

Comme les Journaux se sont bien amusés à compter les pages, ils ont décidé de continuer, voici leur bilan du 29 Février au 6 Mars 2020 :

#Marsauféminin

  • L’Art du Meurtre de Chrystel Duchamps : 272 pages *

l'art du meurtre

Résumé : Quand le corps d’un riche collectionneur d’art est retrouvé mutilé et mis en scène comme une vanité artistique, cela ne fait aucun doute pour Audrey, lieutenant à la PJ : elle a affaire à un psychopathe. Nouvelle plume du thriller français, Chrystel Duchamp nous convie dans les milieux interlopes de Paris, à la rencontre de nos pires cauchemars… Le corps de Franck Tardy, avocat à la retraite, est retrouvé dans son luxueux appartement du XVIe arrondissement. Il a été torturé, mutilé, puis assis à une table dressée pour un banquet. Un crime de toute beauté ! Dépêchée sur place, l’équipe de la PJ découvre que l’homme – un collectionneur – fréquentait les clubs sadomasochistes de la capitale. Et que, malgré sa fortune, il était à court de liquidités. Quand le corps d’un autre amateur d’art – dont la mort a été soigneusement mise en scène – est retrouvé, le doute n’est pas permis : un tueur en série est à l’œuvre. Pour le lieutenant Audrey Durand, cette enquête dans le monde de l’art contemporain sera-t-elle l’occasion de faire taire ses démons, ou se transformera-t-elle en une plongée hypnotique aux confins de la folie ?

  • Un Merci de Trop de Carène Ponte : 283 pages

un merci de trop

Résumé : S’il fallait décrire Juliette en un seul mot,  » transparente  » serait sans nul doute le bon.
Depuis qu’elle est toute petite, Juliette a toujours fait ce que l’on attendait d’elle. Pour ne pas déplaire, pour ne pas décevoir. Mettant de côté ses rêves et celle qu’elle est vraiment. Résultat, à trente ans, elle mène une vie sans relief, ennuyeuse au possible. Une vie où choisir entre lasagnes et sushis est un événement.
Pourtant, elle se sent de plus en plus à l’étroit dans cette vie, dans cette peau.Elle a envie de crier qu’elle n’est pas cette fille sans personnalité. Elle a envie d’aborder son voisin pour lui dire qu’il lui plaît.
Et, par-dessus tout, elle a envie d’enfin réaliser son rêve, celui de devenir écrivain.Il n’est jamais trop tard pour devenir soi. C’est ce que va découvrir Juliette au détour d’un merci, un merci de trop. Même si elle est alors loin d’imaginer ce qui va en découler (une démission, une histoire d’amour et… une surprise) !

Et voilà 5 euros de plus dans la cagnotte pour le budget Livres de l’année prochaine!!! Les livres personnels sont à 2€ et les livres prêtés mentionnés par * sont à 3€

SEULS ONT ÉTÉ COMPTABILISÉS LES LIVRES TERMINÉS, SOIT UN TOTAL DE 555 PAGES