Mes Rencontres Littéraires – 28 – Valérie Valeix

Je vous présente ma lecture liée à une rencontre…

Où ? Salon du Livre de Paris… Guainville… Osny

Quand ? 14.03.2019 – 23.06.2019 – 30.11.2019

Qui ? Valérie Valeix

Rappel des faits : J’avais découvert l’auteur à travers sa série des abeilles avec Audrey, jeune apicultrice. Je suis donc ravie de faire sa connaissance. Une excellente rencontre, d’excellents échanges qui m’amèneront à Guainville ensuite, où j’ai pu rencontrer de nouveaux auteurs également et faire de nouvelles découvertes livresques.

val

Livre découvert : Les diamants de Watterloo  

Date de sortie : 06.12.2019 aux Editions Le Palémon

les diamants

A suivre…

Rencontres précédentes : Samuel Sutra, Mehdy Brunet, Pierre Pouchairet, Philippe Hauret, Mark Zellweger, Jérémy Bouquin, Jean-Christophe Portes, Gabriel Katz, Laurent Guillaume, Cédric Castagné, Mehdi Charef, Alain Decortes, Olivier Bal, Henri Loevenbruck, Sébastien Vidal, Marilyse Trécourt, Franck Bouysse, Sandrine Durochat, Yomgui Dumont, Benoît Dahan, Niko Tackian, René Manzor, Marc Fernandez, Wendall Utroi, Bernard Minier, Laurent Malot, Alexandre Galien,

Achats Livresques Février 2021

En 2020, je me suis constituée une cagnotte grâce à mes lectures, alors j’ai décidé de tenir les comptes des achats livresques pour être sûre de ne pas dépasser !!!

tirelire

Un sacré challenge !!! Mon budget livresque de l’année 2021 est de 169€, solde au 01.02 : 126.05€
  • La louve de Subure de Laurent Guillaume : 2€

1

  • Les Rapaces de Thierry Brun : 3€

2

  • Delta Charlie Delta de Laurent Guillaume : 2€

3

  • Le hameau des purs de Sonja Delzongle : 1€

4

  • Baiser féroce de Roberto Saviano : 1€

5

  • Achat d occasion : 7€

6 - Copie

  • Achat d’occasion : 7€

7 - Copie

  • Les eaux troubles de Laurent Guillaume : 3€

8

Quels sont vos emplettes de ce mois-ci ?

DEPENSES DE FEVRIER : 26€ – NOUVEAU SOLDE CAGNOTTE : 100.05€

Bilan Lectures Février 2021

Voici mon bilan des lectures et de cagnotte :

Thème du mois : mise À jour BIBLIOGRAPHIe des auteurs

En Mars, thème : Lire des Auteures Femmes

Les âmes rivales de René Manzor

La peine du bourreau d’Estelle Tharreau

Nuits Nantaises : Le Nantais (tome 3) de Carl Pineau  

Le nouveau western Marc Fernandez

Tu entreras dans le silence de Maurice Gouiran

Les experts du crime de Jean Christophe Portes

La loi des hommes de Wendall Utroi

Mako de Laurent Guillaume

De la part d’Hannah de Laurent Malot

La Vallée (tome 6) de Bernard Minier

Jeux de dames d’André Buffard

Le souffle de la nuit d’Alexandre Galien

exception : decouverte

Origine paradis de Thierry Brun

Ce qui reste de candeur de Thierry Brun

ma bulle du mois

Le syndrome de Caïn, tome 4 : La Rose et la Croix de Tackian et Mutti

fevrier bilan

tirelire

Selon mes bonnes résolutions et ce jeu très sympathique, mettre 2€ par livre lu et chroniqué dans une cagnotte et les livres prêtés mentionnés par * sont à 3€.

EN FÉVRIER VOICI DONC AVEC UNE CAGNOTTE DE 30 EUROS, SOIT AU TOTAL : 70 EUROS

Le souffle de la nuit (tome 2) d’Alexandre Galien

le soufle de la nuit

Mon avis : J’ai été ravie de retrouver Valmy et son équipe. Une enquête qui va les plonger au centre de l’horreur que se soit dans les actes mais aussi des cibles. Tout le monde s’interpelle et s’interroge.

Valmy, un personnage éprouvé dans Les cicatrices de la nuit, va revenir à Paris car ses connaissances acquises dans ses nouvelles fonctions peuvent être cruciales, tout autant que son réseau. Il est à la fois attachant, mais transpire de respect d’être toujours debout et fait face malgré ses douleurs.

La dimension humaine est très présente ici, l’être humain et son traitement semble être au centre de cette intrigue et ses problématiques. Chacun a une histoire, une expérience, sa vie et ses ressentis. C’est un des aspects que j’apprécie chez l’auteur de rendre le tout dans le prisme de cette dimension humaine.

Quand l’expérience est dramatique, amènent des personnes souffrantes d’événements tragiques, à passer par la case vengeance. Là plus aucune limite, de distinction entre le bien et le mal. On rajoute ici, une dimension de croyances, le vaudou et ses codes sont d’autant d’indices que les enquêteurs vont suivre.

Ici encore, la violence du monde de la nuit, la prostitution, ses rouages et ses chemins sont très bien dépeints et embarquent le lecteur dans ce monde d’une noirceur, liée à certaines pratiques. Je suis de plus en plus surprise, de constater que l’ascendant dans ce domaine n’est pas forcément toujours orchestré par des hommes. Parfois certaines victimes féminines deviennent des bourreaux tout aussi redoutables.

Une enquête qui va balayer les différentes strates sociales, saupoudré également d’un contexte géopolitique. J’ai beaucoup apprécié apprendre tout au long de ma lecture différentes croyances dont j’ignorais soit la naissance, soit leur symbolique.

Une enquête qui va éprouver cette équipe, mais en plus quand chaque service va chercher à tirer la couverture à lui, le résultat peut être d’autant plus détonnant. Une mise en lumière assez originale qui emporte le lecteur devant ce spectacle.

Un suspens distillé, une écriture entraînante et fluide, un thème très intéressant, une enquête à plusieurs inconnues. Un ensemble qui séduira les fans de polars.

Résumé :  » Les silences de Valmy, au bout du fil, avaient résonné dans leurs oreilles comme le sifflement d’un corps qui tombe droit dans l’abîme. Pourtant quand le chef de la Crim’ avait prononcé les mots  » meurtre ‘,  » poupée criblée de cicatrices ‘,  » vaudou ‘ et  » bois de Vincennes ‘, une tension inhabituelle avait envahi la pièce. Jean et le commissaire ne surent dire si c’était sa respiration qui avait changé, ou s’il était habité d’une force inconnue, mais le Valmy qu’ils connaissaient avait repris le dessus.  »
Des faubourgs de Barbès aux dorures des ambassades, entre prostitution et magie noire, le groupe de Philippe Valmy se reforme pour traquer un tueur sanguinaire qui met à vif les cicatrices du passé.

Date de publication : 24.09.2020 aux Editions Michel Lafon

A lire de préférence dans l’ordre : Les cicatrices de la nuit

Quelques mots sur notre rencontre

alexandre

Mes Rencontres Littéraires – 27 – Alexandre Galien

Je vous présente ma lecture liée à une rencontre…

Où ? Salon de Neuilly Plaisance, Soirée de Danielle Thiery, Nemours

NEMOURS

Quand ? Mars-Avril 2019 – Janvier 2020

Qui ? Alexandre Galien

Rappel des faits : Au salon de Neuilly Plaisance, je n’avais pas vraiment osé aller rencontrer l’auteur car je n’avais pas aimé Comme des bleus, à part le dernier chapitre… Par contre nous avons plus longuement échangés grâce à Danielle Thiery, lors de sa sortie de Sex Doll. A Nemours, je me suis laissée tenter par Les cicatrices de la nuit, de bons échanges et encore félicitation pour le prix du quais des orfèvres 2020. C’est tout naturellement, que j’ai décidé de découvrir sa nouveauté.

alexandre

Livre découvert : Le souffle de la nuit

Date de sortie : 24.09.2020 aux Editions Michel Lafon

le soufle de la nuit

A suivre…

Rencontres précédentes : Samuel Sutra, Mehdy Brunet, Pierre Pouchairet, Philippe Hauret, Mark Zellweger, Jérémy Bouquin, Jean-Christophe Portes, Gabriel Katz, Laurent Guillaume, Cédric Castagné, Mehdi Charef, Alain Decortes, Olivier Bal, Henri Loevenbruck, Sébastien Vidal, Marilyse Trécourt, Franck Bouysse, Sandrine Durochat, Yomgui Dumont, Benoît Dahan, Niko Tackian, René Manzor, Marc Fernandez, Wendall Utroi, Bernard Minier, Laurent Malot,

Jeux de dames d’André Buffard

jeux de dames

Mon avis : J’ai été ravie de retrouver David Lucas, avocat, dans de nouvelles aventures. Ici, il va devoir défendre son assistante, Dolorès, inquiétée dans une sombre affaire à multiples facettes. Le passé va faire resurgir une enquête qui paraissait bouclée, la coupable en prison.

Nous suivons, et c’est ce que j’apprécie énormément avec cet auteur, toutes les étapes vues à travers le prisme de l’avocat et des suspects. En face, les enquêteurs ont eu aussi leur rôle mais ne sont pas au centre du récit.

La complexité des affaires lorsqu’elles semblent se rejoindre est très bien démontrée. David va devoir jongler avec de multiples dossiers, tout en maintenant son cabinet ouvert. Là, c’est limite la cour des miracles, son assistante en garde à vue et sa collaboratrice indisponible.

Les perquisitions vont s’enchaîner, les témoins se transforment en fantômes, le doute plane et l’obscurité ne semble pas vouloir laisser la place à la lumière.

La manipulation est un fait, elle est tellement présente, qu’elle se personnifie. A chaque pas avancé, on semble avancer sur des sables mouvants.

En parallèle, une sombre histoire mêlant, famille, sport et argent va s’ajoute au programme et pimenter les journées déjà surchargées du conseil. Tout mener de front, un sacré jongleur, un jeu d’équilibriste.

Une nouvelle fois, j’ai dévoré ce livre, l’auteur sait maintenir à la fois le suspense et tenir en haleine son lectorat en nous distillant les faits et raisonnements à travers ses différents personnages. Différentes histoires qui mettent en scène l’avocat, son rôle, son jeu de claquette parfois et sa manière de gérer les événements au fur et à mesure qu’il en a connaissance.

Une écriture directe, fluide, entraînant, le lecteur se prend au jeu de vouloir savoir, se met lui aussi à émettre des suppositions.

Les morts vont s’enchaîner et l’auteur nous montre le sang-froid dont David fait preuve dans toute circonstances.

Sont aussi bien étayées les relations et frontières entre client et son conseil, les limites à ne pas franchir.

En résumé, une excellente lecture à la fois dynamique et entraînante et très sympathique. J’ai été contente de retrouver notre duo David-Dolorès, même si l’émotion est parfois passée par là. Je trouve très bonne l’idée d’avoir fait revenir un personnage rencontré dans Le Jeu de la défense.

Tous les éléments sont ici réunis pour passer un très bon moment et s’impatienter jusqu’à la prochaine sortie de l’auteur.

Résumé : David Lucas, avocat pénaliste renommé qui exerce au Barreau de Lyon, reçoit ce matin-là aux aurores, un appel de policiers qui viennent de mettre en garde à vue une personne qui le sollicite pour sa défense. A sa grande surprise, il apprend qu’il s’agit de son assistante, Dolorès, soupçonnée de complicité d’assassinat dans le cadre de l’homicide dont a été victime son mari plusieurs années plus tôt. L’affaire a été ré-ouverte à la suite d’une dénonciation anonyme, en dépit du fait que l’auteure présumée avait à l’époque reconnu les faits et depuis été condamnée…

Date de publication : 29.05.2020 aux Editions Filature(s) – 11.03.2021 aux Editions Points

Autres œuvres de l’auteur : Le jeu de la défense

ANDRE BUFFARD

Samedi, c’est permis aussi!! Des Lignes et des Pages 2021#8

Comme les Journaux se sont bien amusés à compter les pages, ils ont décidé de continuer, voici leur bilan du 20 au 26 Février 2021 :

  • Jeux de dames d’André Buffard : 304 pages

jeux de dames

Résumé : David Lucas, avocat pénaliste renommé qui exerce au Barreau de Lyon, reçoit ce matin-là aux aurores, un appel de policiers qui viennent de mettre en garde à vue une personne qui le sollicite pour sa défense. A sa grande surprise, il apprend qu’il s’agit de son assistante, Dolorès, soupçonnée de complicité d’assassinat dans le cadre de l’homicide dont a été victime son mari plusieurs années plus tôt. L’affaire a été ré-ouverte à la suite d’une dénonciation anonyme, en dépit du fait que l’auteure présumée avait à l’époque reconnu les faits et depuis été condamnée…

  • Les diamants de Waterloo (tome 1) de Valérie Valeix : 374 pages

les diamants

Résumé : Paris, octobre 1815. Jérôme Blain, alias le capitaine Sabre, ancien officier de la Garde impériale gravement blessé à Waterloo, renaît à la vie. Dans un monde qui n’est plus le sien, il doit apprendre à survivre.
Sur les conseils de Vidocq, son associé, il ouvre l’Agence de l’Ours noir, en référence au célèbre bonnet. Sa première mission : retrouver la trace des diamants de Pauline Borghèse, soeur de l’Empereur, disparus sur le champ de bataille.
Alors que tous les indices désignent la Prusse, une piste le mène en Normandie, à l’ombre du château de Bizy, près de Vernon, où Jérôme a vécu enfant. Une mission des plus improbables et a priori impossible…
Mais « impossible » est absent du langage de la Garde impériale, même vaincue !

  • Meurtre bénévole de Catherine Secq : 195 pages

MEURTRE BENEVEOLE

Résumé : La cuisine et le rock sont les deux passe-temps préférés de Josiane Bombardier, lorsqu’elle ne s’occupe pas de sa petite-fille adorée, Zoé, et surtout lorsque les assassins de la capitale, peu préoccupés par les acquis sociaux, lui laissent un peu de répit en dehors des heures légales de travail. Cette commissaire, d’un style particulier, a l’habitude de mener rondement ses enquêtes policières, surtout lorsqu’elle peut se faire aider par son inspecteur préféré, Paul Holo, qui lui sert autant de tête de Turc que d’homme à tout faire.
Cette fois-ci, la commissaire Bombardier va devoir s’immiscer dans le milieu associatif, y soulever les tapis et la poussière, pour nager dans les eaux troubles de personnalités déroutantes. À force de tirer le fil de la pelote, la vérité finira par éclater, mais pas sans éclabousser tout ce joli petit monde.

Et voilà 6 euros de plus dans la cagnotte pour le budget Livres de l’année prochaine !!! Les livres personnels sont à 2€ et les livres prêtés mentionnés par * sont à 3€

SEULS ONT ÉTÉ COMPTABILISÉS LES LIVRES TERMINÉS, SOIT UN TOTAL DE 873 PAGES

La Vallée (tome 6) de Bernard Minier

LA VALLEE

Mon avis : Retrouver Servaz est toujours un grand moment où chaque page est savourée.

Quand on suit les différents volets, on sait que le passé n’est jamais très loin et que les cicatrices peuvent être encore très vives. Cet opus n’échappe pas à la règle vu le retour d’un personnage rencontré dans les premiers tomes.

Une enquête sombre se profile, un mélange de disparition, de meurtres mis en scène, de sombres secrets, le tout situé dans un village qui va devoir faire face à ce qui peut être comparé à un séisme d’événements. Le calme paisible n’est qu’une façade, le lecteur va rapidement s’en rendre compte en même temps que les enquêteurs.

Un décor de vacances mais qui abrite des profils, au milieu des montagnes, la rudesse des éléments, mais aussi des ombres planent.

Une ambiance cléricale qui donne une dimension à la fois austère mais aussi communautaire. Cette abbaye va être le point d’encrage qui va emporter Servaz dans une épineuse affaire qui le rattrape. On ressent son partage entre répondre à l’appel désespéré, mais aussi ne pas perdre pied plus qu’il ne l’a déjà fait.

Une construction qui me ravit à chaque fois, l’environnement est tellement présent qu’il est un personnage à lui tout seul, les éléments montagneux ou climatiques ont une place tellement importante, le lecteur se sent à la fois impliqué et totalement immergé. Un huis clos à ciel ouvert, la tension monte, tant par la peur, mais pas que… L’ambiance s’alourdit les oppositions vont se mettre en lumière.

J’avoue avoir eu une sacrée frayeur car j’ai cru que l’auteur allait nous faire « un retour en arrière » et que Servaz allait tomber dans un panneau. Mais tout s’est bien passé. La manipulation est au centre de cette enquête. Tous les personnages sont à un moment donné embarqué malgré eux vers des pentes toujours plus abruptes et la remontée vers la lumière n’est pas forcément chose aisée.

Cet opus, je l’ai trouvé à la fois magnifique car l’auteur maintient totalement l’attention du lecteur tout au long de l’évolution et des différentes enquêtes en parallèle sans jamais le perdre. Aussi, j’ai eu un « whaouuuu c’est super osé mais tellement machiavel », là je n’en dis pas plus pour éviter le spoile. Du génie, de l’imagination, la Nature à la fois une ressource comme une menace, l’Humain, tous ces caractères qui risquent à tout moment d’exploser, scotchent le lecteur et l’emportent.

J’ai juste un tout tout petit regret, la disparition du monastère, très présent pendant les trois quarts du livre, disparait du paysage au tiers, j’ai trouvé dommage…

Une excellente lecture, dynamique, anxiogène qui m’a totalement conquise. Il me tarde de retrouver de nouveau la plume de l’auteur.

Résumé : « Je crois que quelqu’un est en train d’agir comme s’il se prenait pour Dieu… »
Un appel au secours au milieu de la nuit
Une vallée coupée du monde
Une abbaye pleine de secrets
Une forêt mystérieuse
Une série de meurtres épouvantables
Une population terrifiée qui veut se faire justice
Un corbeau qui accuse
Une communauté au bord du chaos
Une nouvelle enquête de Martin Servaz

Date de publication : 20.05.2020 aux Editions XO

A lire de préférence dans l’ordre : Glacé – Le Cercle – N’éteins pas la lumière – NuitSœurs

One shot : Cette putain d’histoire – M le bord de l’abîme

Quelques mots sur notre rencontre

BERNARD MINIER

Ce qui reste de candeur de Thierry Brun

CE QUI RESTE DE CANDEUR

Mon avis : Une thématique très originale, suivre un témoin protégé dans l’attente de son procès, dans une sombre affaire de malversations.

Thomas déménage et va se retrouver dans une maison, en pleine nature, pourtant il ne peut s’empêcher de regarder par-dessus son épaule. Il n’est pas forcément serein quant à sa situation. Son avocat lui conseille de se faire discret et de se fondre dans son nouvel environnement. Bien sûre, comme on s’en doute, rien ne va se passer comme prévu, il va se retrouver au centre d’une enquête suite au décès de son voisin.

Être ainsi mis en lumière peut attirer l’attention de son ancien employeur et mettre en péril sa sécurité. Nous voici plongés au centre de ce mélodrame, où plusieurs notions sont mises en avant par l’auteur. En effet, j’ai ressenti tout au long de ma lecture, au-delà de l’histoire, des messages.

L’auteur a su trouver le moyen de doser son intrigue, maintenir une tension palpable à toutes les pages, mais aussi distiller des notions comme la protection et ses rouages ou la violence envers les enfants, jeunes femmes qui deviendront des femmes et qui devront vivre ou survivre avec leurs traumatismes.

Faits réels incontestables ont pris une place importante dans notre prise de conscience, mettre des mots sur les maux. L’auteur à travers un personnage comme Delphine nous démontre comment les différents manquements tout au cours de sa vie l’ont rendue telle que Thomas la rencontre.

Là où je salue l’habilité de l’auteur c’est de ni être tombé dans le pathos ni dans la culture de l’excuse mais juste mettre en lumière les faits et la relation entre les causes t conséquences. Ne pas banaliser mais expliquer. Pour autant, aucun personnage n’est dupe de la situation.

J’ai apprécié la proximité que le lecteur peut avoir avec les protagonistes, suivre Thomas dans les gestes du quotidien et le suivre pas à pas dans ses différentes remises en question.

La violence, la peur, la peine, la vengeance et la colère sont d’autant d’émotions présentes dans ce roman noir, que ressenties par le lecteur.

J’apprécie beaucoup l’écriture de l’auteur ainsi que sa manière de nous embarquer dans des aventures même rocambolesques mais tellement crédibles. La tension, la noirceur et la fatalité sont également des notions qui complètent l’aventure de Thomas qu’on peut apprécier ou détester, mais il ne laisse pas insensible à mon sens.

Résumé : Thomas Boral était l’homme de main de Franck Miller, un individu véreux en cavale suite à de nombreuses malversations. Il est aussi le témoin capital à son procès qui doit avoir lieu prochainement. Ayant fait main basse sur l’argent amassé par Miller, Boral est devenu un repenti pour sauver sa peau et échapper à une vengeance inéluctable. En attendant le procès, il est protégé par les autorités, mis à l’abri, reclus, au pied de la montagne Noire. Mais pour combien de temps ? Dans cette région on dit que le vent rend fou et que les gouffres attirent et ne rendent jamais les imprudents tombés dans leurs entrailles. Et plus dangereuses que le tueur lancé à ses trousses, il y a là des rancœurs accumulées… D’ailleurs on dit aussi de Delphine qu’elle est si belle que les hommes pourraient tuer pour elle…

Date de publication : 15.02.2020 aux Editions Jigal

Autres œuvres de l’auteur : Origine paradis

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De la part d’Hannah de Laurent Malot

DE LA PART

Mon avis : D’emblée l’auteur a su faire rentrer le lecteur dans cette histoire. Nous sommes aux côtés d’Hannah, âgé de 10 ans, nous découvrons sa vie et son quotidien, ses interrogations et ses doutes. Le langage utilisé nous place totalement dans l’époque et dans la tête de la protagoniste principal de ce récit.

Elle nous fait vivre son départ du sanatorium, ce jour qu’elle a tant attendu mais qui va lui réserver un retour dans son village auquel elle n’était sûrement pas préparée. Son père et ses grands-parents, même séparés essaient de lui apporter le soutien et les réponses auxquelles elle aspire. Mais c’est sans compter l’époque où tous les sommes valident sont mobilisés pour aller faire la guerre en Algérie, c’est à cette occasion qu’Hannah va découvrir que son passé et ses origines ne sont pas aussi limpides.

L’ambiance de village avec ses querelles, ses racontars, son marché, son école et Église sont très bien dépeinte par l’auteur ce qui contribue à nous plonger quelques décennies plus tôt, sans oublier les histoires de fesses et les secrets.

J’ai vraiment tout apprécié dans cette lecture, les personnages, tranchés, typiques mais aussi énigmatiques. Le contexte historique également est très bien mis en avant et nous comprenons peu à peu les réactions de chacun. La perception de « cette guerre » à travers les différents protagonistes interroge, la France porte encore les stigmates de la seconde guerre mondiale, en effet le rapport à l’Histoire est encore frais, autant que les malheurs et tout ce qui peut en découler.

L’auteur a su aussi retranscrire à merveille les pensées, le langage et les interrogations d’une petite fille, qui ayant perdu sa maman très jeune, elle est très débrouillarde et hardie.

Les relations entre les enfants, les bagarres, les « on dit » et leurs rôles sont souvent à l’origine de beaucoup de rumeurs qui peuvent aller jusqu’au drame. Les différences violences sont aussi posées par l’auteur, sur une palette, de la taloche en famille, jusqu’à la puissance de l’humiliation publique ou le « jeté en pâture sur la place public ».

Un roman à la fois magnifique, tragique, noir, mais qui laisse aussi de la place pour l’Amour et l’espoir. Les émotions du lecteur sont sollicitées à toutes les pages, pour des raisons différentes, mais les situations évoquées ne laissent pas insensible. Forcément le lecteur se sent impliqué au fil des lignes, et parfois se pose comme Hannah beaucoup de questions.

DE LA PART DED

Résumé : Hannah a dix ans et un caractère bien trempé. Elle vient de passer trois ans dans un sanatorium, lorsque, du jour au lendemain, on décrète qu’elle n’est plus malade et doit rejoindre son petit village de Dordogne. À La Chapelle-Meyniac, les cancans des mégères vont bon train. Hannah s’en méfie. En 1961, en pleine guerre d’Algérie, les blessures de la Seconde Guerre mondiale ne sont pas cicatrisées. Rien de pire que les rumeurs, surtout lorsqu’elles concernent votre mère…

Date de publication : 06.03.2014 aux Editions Laffont – 08.01.2020 aux Editions Le Livre de Poche

Autres œuvres de l’auteur : L’homme qui voulait devenir psychopathe, Tous pour elle

Quelques mots sur notre rencontre

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