Dimanche, c’est permis aussi!! Des Lignes et des Pages #21

Comme les Journaux se sont bien amusés à compter les pages, ils ont décidé de continuer, voici leur bilan du 30 Novembre au 6 Décembre 2019 :

  • Dans la Tete de Sherlock Holmes T01 : l’Affaire du Ticket Scandaleux  de Benoit Dahan et Cyril Lieron : 48 pages

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SEULS ONT ÉTÉ COMPTABILISÉS LES LIVRES TERMINÉS, SOIT UN TOTAL DE 48 PAGES

 

Bilan

Voici mon bilan des lectures de Novembre :

Le Siège d’en face de Yann Julien sur le Collectif Polar

L’Etoile D’Orion d’Aymeric Janier

Les nouvelles enquêtes de Nestor Burma : Les Carats de l’Opéra de Jacques Saussey

Échec à la Reine (tome1) de Valérie Valeix

L’Ile Déchirée d’Aude Lafait sur le Collectif Polar

L’Espion des Tuileries de Jean Christophe Portes (tome 4)

Bleu Blanc Sang – Tome 1 – de Bertrand Puard

L’Etoile Jaune de l’Inspecteur Sadorski (tome 2) de Romain Slocombe

Les nouvelles enquêtes de Nestor Burma : Piquette à la Roquette de Danielle Thiery

Les Loups et l’Agneau de Christophe Dubourg

Les Oubliés de Malik Agagna

On ne choisit pas sa famille de Cécile Pellault

Surtout Le Pire de Lou Vernet

Les Uniformes Bleus : Un Bon Flicard (Tome 1) d’Eric Dupuis

Âmes Battues (Tome 2) d’Isabelle Villain

Le Tanneur de Borya Zavod sur le Collectif Polar

Morts Chroniques de Nick Gardel

 

Dimanche, c’est permis aussi!! Des Lignes et des Pages #20

Comme les Journaux se sont bien amusés à compter les pages, ils ont décidé de continuer, voici leur bilan du 23 au 29 Novembre 2019 :

les oublies

Résumé : En enquêtant sur la disparition d’un rocker sur le retour, un ancien flic, viré du SRPJ de Strasbourg pour une bavure monumentale, découvre que de nombreux marginaux disparaissent sans laisser de traces… Pister l’ancien chanteur va l’amener à croiser une cohorte de personnages pour le moins saisissante : fonctionnaires véreux, migrants apeurés, adolescents déboussolés, musiciens de seconde zone, criminels en mal de rédemption…

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Résumé : Une mère qui adopte sa quatrième grand-mère, une chef qui l’assigne à des missions improbables, un mari en crise de paternité aigue, la semaine de Camille n’était tout simplement pas assez chaotique. . . Le coup de fil de son frère d’une prison d’un obscure patelin de Floride achève le rêve de Camille d’une vie et d’une famille ordinaire. Et elle devra compter sur chaque membre de son invraisemblable famille composée, recomposée, décomposée pour tirer son frère de sa geôle où il est retenu par des autorités locales obsédées par la lutte anti-terroriste !

Surtout Le Pire de Lou Vernet : 272 pages

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Résumé : Ce que l’aube promet au jour n’est souvent qu’un leurre. Anne Carrière le vérifie à chaque découverte macabre. Cette fois-ci, il s’agit d’une jeune femme, Sandra Link, 24 ans, retrouvée morte dans sa baignoire. Un banal suicide, à première vue, comme il en existe toutes les quarante secondes dans le monde. Une histoire vite retracée. Fugueuse depuis ses dix-huit ans, la jeune femme venait d’accoucher deux jours plus tôt dans un hôpital parisien d’où elle s’était enfuie aussitôt en abandonnant son enfant. Bien trop jeune et seule pour porter un si lourd fardeau. Ce n’est pas la première ni la dernière fois et pourtant la légiste ne s’y fait pas. Surtout que c’est le second cas en moins d’un mois. À croire que toutes les guerres et les catastrophes ne suffisent plus à la misère humaine. Il faut encore que soient ajoutés au nombre des victimes des nourrissons. Comme un besoin d’éradiquer tout espoir, toute rédemption.

un bon flicard

Résumé : Au cours de sa patrouille, un véhicule de la BAC disparaît et les trois policiers à son bord sont dès lors portés absents sur les ondes.
Comme par hasard, ces fonctionnaires venaient d’être relaxés suite à leur procès en cour d’assises pour homicide, proxénétisme, trafic de drogue et corruption.
Vengeance, représailles ou fait isolé ? Leur disparition plonge les effectifs du commissariat de police dans l’inquiétude et la peur, ce qui incite la hiérarchie à remettre tout son personnel actif sur la voie publique.
C’est ainsi que le major-instructeur Stanek Zibanski, ancien flic de terrain, se retrouve en renfort des enquêteurs pour faire la lumière sur cette affaire sordide.
Mais celle-ci va s’avérer beaucoup plus complexe que voudrait le laisser supposer  » la Crim « , et Zibanski va devoir lutter corps et âme pour faire éclater la vérité.
Il se retrouvera seul contre tous.

ames battues

Résumé : Traumatisée par l’issue de sa dernière affaire, le commandant Rebecca de Lost est chargée d’élucider le meurtre d’une prostituée, frappée à mort et abandonnée dans une ruelle sordide.
Les enquêteurs se retrouvent confrontés à un psychopathe diaboliquement intelligent dont l’ambition est de battre la police à son propre jeu. Enfermé dans une spirale infernale, il est désormais contraint d’aller jusqu’au bout de sa manipulation. La partie est perdue d’avance. Il le sait, les flics, pas encore.

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Résumé : Un corps est retrouvé dans le chaudron de caramel d’une fête foraine. Bientôt, c’est un second cadavre qui est découvert dans une petite ville de Seine-et-Marne. Les deux victimes n’ont en commun que leur appartenance à un groupe de lecteurs sur Facebook. Les meurtres suivent le déroulement d’un exercice de « cadavre exquis » initié sur le réseau social. Un jeu de piste compliqué et sanguinaire se lance pour Éliane Condrieux et les autres membres de l’équipe du Capitaine Henri Verdiant. Surtout quand sa plus jeune collègue vient à disparaître.

SEULS ONT ÉTÉ COMPTABILISÉS LES LIVRES TERMINÉS, SOIT UN TOTAL DE 1 641 PAGES

Salon Polar’Osny, c’est fini pour aujourd’hui

Hier se déroulait la deuxième édition du Salon Polar’Osny, après trois belles semaines de festivités.

Je dédie cet article à Isabelle Bourdial, ainsi qu’à toute l’équipe d’organisation, qui ont œuvré afin que cette journée soit magnifique.  Une véritable réussite, toutes mes félicitations !!!

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Après les présentations d’auteurs, place à la clôture. Je remercie toutes les personnes qui ont bien voulu répondre à mes questions…

 

  • Malik AGAGNA 

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« Ecrire c’est partager »

« Ecrire du polar c’est faire réfléchir en racontant une histoire intéressante »

« Etre à Polar’Osny c’est rencontrer le public »

 

 

  • Cicéron ANGLEDROIT

CICERON ANGLEDROIT

 

« Ecrire c’est dire »

« Ecrire du polar c’est régler ses comptes »

« Etre à Polar’Osny c’est un plaisir »

 

 

  • Thierry BERLANDA 

THIERY BERLANDA

 

« Ecrire c’est comme pour un pommier, faire des pommes »

« Ecrire du polar c’est faire jaillir toutes les couleurs de la vie, mais sur fond noir« 

« Etre à Polar’Osny c’est une joie particulière et une nouvelle habitude »

 

  • Cécile CABANAC

CECILE CABANAC

 

« Ecrire c’est vivre la vie d’un(e) autre »

« Ecrire du polar c’est aller vers mes penchants un peu sombre »

« Etre à Polar’Osny c’est un plaisir »

 

 

  • Cyril CARRERE 

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« Ecrire c’est un passion avant tout »

« Ecrire du polar c’est une nouvelle aventure »

« Etre à Polar’Osny c’est un très grand plaisir, à refaire »

 

 

  • Sandrine COLLETTE 

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« Ecrire c’est la vie »

« Ecrire du polar c’est mettre à jour des peurs et les partager avec les autres »

« Etre à Polar’Osny c’est doux, sucré, chaud et sympa »

 

 

  • David COULON

DAVID COULON

 

« Ecrire c’est une nécessité et un plaisir »

« Ecrire du polar c’est je ne sais pas si j’écris du polar »

« Etre à Polar’Osny c’est pas une nécessité, mais un plaisir »

 

 

  • Sandrine DESTOMBES

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« Ecrire c’est faire son propre voyage »

« Ecrire du polar c’est une évidence »

« Etre à Polar’Osny c’est une promesse »

 

 

  • Christophe DUBOURG

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« Ecrire c’est donner vie à son imagination »

« Ecrire du polar c’est parler du réel sous couvert de divertissement »

« Etre à Polar’Osny c’est retourner aux fondamentaux (mon premier salon en 2017) »

 

  • Eric DUPUIS

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« Ecrire c’est exutoire »

« Ecrire du polar c’est partager mon expérience »

« Etre à Polar’Osny c’est très sympathique »

 

 

  • Sacha ERBEL

sacha erbel

 

« Ecrire c’est une libération »

« Ecrire du polar c’est j’adooooooooooorrrreee !!!! »

« Etre à Polar’Osny c’est trop bien »

Mention : L’auteur a remporté le Prix Osny and Clyde récompensant la plus belle couverture !!! Bravo

 

  • Christine FERET-FLEURY

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« Ecrire c’est ma vie »

« Ecrire du polar c’est un défi, premier polar adulte »

« Etre à Polar’Osny c’est une stimulation »

 

 

  • Didier FOSSEY

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« Ecrire c’est vital »

« Ecrire du polar c’est une évidence »

« Etre à Polar’Osny c’est Whaouuuuuuuu!!!!! »

 

 

  • Bob GARCIA

bob garcia

« Ecrire c’est transmettre »

« Ecrire du polar c’est interpeller sur notre société »

« Etre à Polar’Osny c’est le bonheur de la rencontre avec les lecteurs et les confrères dans un contexte privilégié »

 

  • Gilbert GALLERNE 

GILBERT GALLENER

 

« Ecrire c’est vivre »

« Ecrire du polar c’est s’amuser »

« Etre à Polar’Osny c’est une bonne expérience »

 

 

  • Nick GARDEL 

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« Ecrire c’est solitaire »

« Ecrire du polar c’est un moyen »

« Etre à Polar’Osny c’est 42 »

 

 

  • René MANZOR

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« Ecrire c’est descendre en apnée dans soi-même »

« Ecrire du polar c’est faire comme une araignée, tisser du mystère pour attraper le lecteur »

« Etre à Polar’Osny c’est tenir une parole donnée à une amie qui s’appelle Isabelle Bourdial »

 

  • Sandra MARTINEAU 

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« Faire le calendrier c’est mettre des auteurs à l’honneur, une bonne action pour deux associations »

« Choisir des auteurs de polar c’est le milieu de mes origines étant auteur de polar »

« Etre à Polar’Osny c’est participer à une deuxième édition d’un salon à qui je souhaite longue vie »

 

 

  • Eric MERCIER 

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« Ecrire c’est un plaisir »

« Ecrire du polar c’est une distraction »

« Etre à Polar’Osny c’est un plaisir »

 

 

  • Anne-Laure MORATA

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« Ecrire c’est vivre »

« Ecrire du polar c’est frissonner, s’évader et entraîner les lecteurs dans l’intrigue avec une mécanique implacable »

« Etre à Polar’Osny c’est un super moment »

 

 

  • Cécile PELLAULT

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« Ecrire c’est partir en voyage et faire partir en voyage »

« Ecrire du polar c’est éviter de m’en prendre à ceux qui pourtant le mériteraient »

« Etre à Polar’Osny c’est découvrir un salon où tout le monde est aux petits soins pour ses invités »

 

  • Stanislas PETROSKY 

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« Ecrire c’est une raison d’être »

« Ecrire du polar c’est déplacer les limites de la réalité dans mon monde »

« Etre à Polar’Osny c’est un plaisir »

 

 

  • Clarence PITZ dans le Rôle de l’Invitée Mystère 

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« Ecrire c’est créatif »

« Ecrire du polar c’est prouver qu’on peut être blonde et cruelle »

« Etre à Polar’Osny c’est une belle surprise »

 

 

  • Jean-Christophe PORTES

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« Ecrire c’est de la télépathie »

« Ecrire du polar historique c’est créer une machine à remonter le temps »

« Etre à Polar’Osny c’est un plaisir »

 

 

  • Bertrand PUARD

BERTRAND PUARD

 

« Ecrire c’est conjuguer l’amour des mots et l’imagination »

« Ecrire du polar c’est parler de « notre société » »

« Etre à Polar’Osny c’est très sympa, agréable, un aboutissement »

 

 

  • Sandrine ROY 

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« Ecrire c’est dans mes gênes »

« Ecrire du polar c’est un accident »

« Etre à Polar’Osny c’est j’ai pas de mots »

 

 

  • Roland SADAUNE

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« Ecrire c’est un besoin d’écrire du polar »

« Ecrire du polar c’est je ne sais pas écrire autre chose »

« Etre à Polar’Osny c’est un plaisir »

 

 

  • Jacques SAUSSEY

jacques saussey

 

Malheureusement parti avant que je puisse lui poser les questions

 

 

  • Romain SLOCOMBE

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 »

Ecrire c’est ce que j’aimerais lire »

« Ecrire du polar c’est écrire les polars que j’aimerais lire »

« Etre à Polar’Osny c’est continuer à rencontrer mes lecteurs »

 

 

  • Géronimo STILTON 

GERONIMO STILTON.jpg« Ecrire c’est exister »

« Ecrire du polar c’est me donner plusieurs vies »

« Etre à Polar’Osny c’est un pur bonheur »

 

  • Danielle THIERY

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« Ecrire c’est raconter des histoires avant tout, simplement »

« Ecrire du polar c’est se confronter à des choses extra-ordinaires dans la vie ordinaire »

« Etre à Polar’Osny c’est un rituel, j’espère bien revenir »

 

 

  • Valérie VALEIX 

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« Ecrire c’est s’enfuir de la réalité »

« Ecrire du polar c’est aller à l’origine du mal »

« Etre à Polar’Osny c’est un plaisir de retrouver amis auteurs et l’amitié d’Isabelle Bourdial »

 

 

  • Lou VERNET

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« Ecrire c’est exister »

« Ecrire du polar c’est me donner plusieurs vies »

« Etre à Polar’Osny c’est un pur bonheur »

 

 

  • Isabelle VILLAIN 

ISABELLE VILLAIN

 

« Ecrire c’est s’évader »

« Ecrire du polar c’est malmener le lecteur »

« Etre à Polar’Osny c’est du bonheur« 

Morts Chroniques de Nick Gardel

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Mon avis : Une enquête qui va mener les protagonistes sur les réseaux sociaux et plus particulièrement sur la toile facebookienne. En effet, la lecture et l’appartenance aux groupes de lecture est le principal point commun entre les victimes. Leur meurtre est mis en scène selon certains chapitres d’un cadavre exquis.

Éliane, brigadier cheffe, est sur le pont. Familière des réseaux suite à son histoire personnelle, elle va aider son équipe à décoder cette communauté. En effet, elle va étudier ce fameux groupe et mettre en lumière la personnalité de certains membres.

Un panel assez large est évoqué dans ce livre, outre l’enquête. L’auteur nous parle de cette toile qui mêle différentes personnalités qui dernière l’anonymat d’un pseudo ou se sentant protéger car derrière un ordinateur, peuvent être capables du meilleur comme du pire. En effet, on le voit régulièrement, les lynchages, les « règlement de comptes » par post interposés. Cette animosité parfois exacerbée peut parfois mettre à mal le moral de certaines personnes. C’est le cas dans cette enquête. Quel élément déclencheur a pu pousser une personne à sortir du virtuel et à assassiner des personnes ? Le lien évident entre le virtuel et le réel montre au lecteur à travers cette enquête les dérives de Facebook.

L’auteur avec sensibilité, parfois sarcasme, signe ici un polar tout à fait sympathique. Plaisant et sympathique à lire, ponctué de nombreux dialogues qui rendent dynamiques à la fois l’évolution dans l’enquête mais aussi rend une part de réel au récit. Sans fioriture, sans jugement, il pose de manière factuelle, les bases d’une vision des réseaux sociaux, leur utilisation et l’impact de certaines conséquences.

Certaines réactions font sourire mais ne font-elles pas part d’une grande part de réalisme ? Je vous laisse découvrir cette aventure et vous faire votre propre idée.

 Résumé : Un corps est retrouvé dans le chaudron de caramel d’une fête foraine. Bientôt, c’est un second cadavre qui est découvert dans une petite ville de Seine-et-Marne. Les deux victimes n’ont en commun que leur appartenance à un groupe de lecteurs sur Facebook. Les meurtres suivent le déroulement d’un exercice de « cadavre exquis » initié sur le réseau social. Un jeu de piste compliqué et sanguinaire se lance pour Éliane Condrieux et les autres membres de l’équipe du Capitaine Henri Verdiant. Surtout quand sa plus jeune collègue vient à disparaître.

Date de parution : 31.07.2019 en Auto Edition

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Âmes Battues (Tome 2) d’Isabelle Villain

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Mon avis : Nous retrouvons Rebecca de Lost dans cette deuxième enquête, retour compliqué au 36 suite aux événements survenus dans Peine Capitale, l’opus précédent. Elle tente de se reconstruire et une terrible affaire l’attend. Des femmes étranglées à mains nues puis très violemment battues. Quel profil peut s’attaquer de cette manière aux victimes qui n’ont de prime à bord rien en commun. Un maniaque ? Une vengeance ? ou au contraire une personne dotée d’une finesse et d’une intelligence hors du commun ?

Une équipe qui se reconstruit, chacun reprend ses marques, intègre une nouvelle recrue et essaie de résoudre cette enquête qui piétine. La hiérarchie, la presse, les guetteurs, tout le monde s’empare de l’affaire ce qui rend le travail des enquêteurs plus compliqué.

Encore un volet réussi avec brio. Du suspense, de l’humanité et de la sensibilité ressortent cette lecture. Outre le côté polar très réussi, l’auteur soulève également la violence faite aux femmes, qui touchent tous les milieux, des prostituées dans la rue, aux bourgeoises emprisonnées dans leur cage dorée. Sont également expliquées les différentes formes de violence ou de harcèlement. Et nous fait nous rendre compte que ça n’arrive pas qu’aux autres. Sont évoquées certaines structures mises en place mais qui manquent souvent de places ou de moyens afin de pouvoir faire face aux appels au secours. Le rôle de la justice est soulevé. L’ensemble n’est pas moralisateur mais sous forme de constat. Le cheminement de vouloir sortir d’un carcan devenu quotidien n’est pas chose aisée, ici il est évoqué pleinement.

L’aspect psychologique et psychiatrique ont une grande place dans ce récit. Que ce soit dans le personnage de Rebecca qui tente de faire face à ses actes ou vis-à-vis d’autres protagonistes que je vous laisse découvrir par vous-même.

Une plume toujours aussi directe, sans fioriture, embarque le lecteur. Je suis à chaque fois totalement hypnotisée, je ne peux refermer un livre de cet auteur que lorsqu’il est terminé. Un rythme calculé, montrant les moments actifs ou d’actions, face aux moments de piétinement ou de doutes. Le tout savamment bien dosé.

Une réussite, un parfait moment de lecture, une prise de conscience… A vous de juger !!

Et si vous le souhaitez, retrouver une nouvelle enquête lisez Mauvais Genre. Pour ma part je vais patienter gentiment jusqu’à la sortie du 4ème volet.

 Résumé : Traumatisée par l’issue de sa dernière affaire, le commandant Rebecca de Lost est chargée d’élucider le meurtre d’une prostituée, frappée à mort et abandonnée dans une ruelle sordide.
Les enquêteurs se retrouvent confrontés à un psychopathe diaboliquement intelligent dont l’ambition est de battre la police à son propre jeu. Enfermé dans une spirale infernale, il est désormais contraint d’aller jusqu’au bout de sa manipulation. La partie est perdue d’avance. Il le sait, les flics, pas encore.

Ré édition le 17.04.2019 aux Editions Taurnada

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Les Uniformes Bleus : Un Bon Flicard (Tome 1) d’Eric Dupuis

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Mon avis : Je découvre l’auteur par son tout premier livre, qui se passe en plus presqu’en bas de chez moi.

La disparition des trois agents de la BAC ainsi que leur véhicule secoue le commissariat d’Asnières. Fraîchement relâchés, malgré les preuves à l’encontre, les voici qu’ils disparaissent. Il ne faudrait pas que les flics se lancent dans une vendetta pour retrouver leurs collègues. Même si accusés de trafic, corruption et proxénétisme, il reste des collègues tout de même. Voilà la scène que vit Stanek Zibanski, que l’on remet sur le terrain. Les corps des disparus réapparaissent, enfin, mais sans vie et avec une mise en scène particulière.

On dit souvent que certains flics ont une enquête qui les poursuit toute leur vie, c’est ici le cas de Stanek qui va se faire aspirer par ses doutes. Même si les arrestations se succèdent, que la « Crim’ » a bouclé le dossier, quelque chose le chiffonne. Des détails, des incohérences… Il n’aura de cesse de tout mettre en œuvre afin d’éclairer la vérité… quitte à y laisser le sommeil, ses nerfs et sombrer.

Une enquête fouillée, méticuleuse, le lecteur suit pas à pas, en temps réel les pensées et actions de Stanek. Que ce soit, les indices, ses pensées, ou les problèmes qu’il rencontre à titre personnel. La description est complète.  Son enquête en solitaire, officieuse traîne, il a du mal à reconstituer le puzzle, le rythme est tout à fait cohérent avec ses avancées ou marches arrières. Etant totalement dans la tête du protagoniste, on sent qu’il va vriller et perdre pied… Mais lecteur impuissant, nous ne pouvons que tourner les pages et souhaiter une résolution de l’affaire ce qui pourrait aider à refaire surface. On ressent la volonté de Stanek de trouver le(s) coupable(s) afin de trouver son propre repos.

Les multiples tiroirs que vont ouvrir cette enquête, ouvre tout autant de possibilité de résolution que de suspects. Et si la réponse se trouvait dans le passé. En trouvant les codes… la solution apparaîtra. Y-a-t-il vraiment que trois victimes dans cette sombre affaire ?

L’auteur signe ici un très bon premier polar, mêlant suspense, enquête très minutieuse et donne énormément de détails de procédure ce qui permet au lecteur de suivre l’évolution avec un œil plus aiguisé. Aussi, j’ai ressenti la volonté de l’auteur de montrer le travail de flic dans la réalité, que ce soit sur les conditions de travail, les dérives. L’alternance passé-présent, éclaire sur les « méthodes à l’ancienne » par rapport à celle d’aujourd’hui. Mettre également en lumière le schéma qui peut faire tomber un flic dans les plus grandes profondeurs du doute et de la dépression, mais aussi les lacunes du système. Rien n’est épargné au lecteur, sans tabous, avec peut-être un ou deux passages qui auraient pu être allégés ; mais je n’ai ressenti aucune longueur malgré la profusion d’éléments, de détails, d’explications. L’ensemble est bien distillé tout au long de l’enquête, qui mettra à mal les nerfs de pas mal de monde, dont celui du lecteur.

Résumé : Au cours de sa patrouille, un véhicule de la BAC disparaît et les trois policiers à son bord sont dès lors portés absents sur les ondes.
Comme par hasard, ces fonctionnaires venaient d’être relaxés suite à leur procès en cour d’assises pour homicide, proxénétisme, trafic de drogue et corruption.
Vengeance, représailles ou fait isolé ? Leur disparition plonge les effectifs du commissariat de police dans l’inquiétude et la peur, ce qui incite la hiérarchie à remettre tout son personnel actif sur la voie publique.
C’est ainsi que le major-instructeur Stanek Zibanski, ancien flic de terrain, se retrouve en renfort des enquêteurs pour faire la lumière sur cette affaire sordide.
Mais celle-ci va s’avérer beaucoup plus complexe que voudrait le laisser supposer  » la Crim « , et Zibanski va devoir lutter corps et âme pour faire éclater la vérité.
Il se retrouvera seul contre tous.

Publié le 07.11.2012 aux Editions Beaurepaire

eric dupuis