« Le Top 3 de Toi » Hiver de Thiago Yanyan

Thiago

Donc voilà, mon tit ciboulot a mouliné et l’idée du « Top 3 de toi » est née ! L’occasion pour moi de vous présenter cette nouvelle rubrique où je vais vous solliciter ! Une fois par trimestre, présenter vos 3 lectures qui ont retenu votre attention.

Je remercie Thiago d’avoir accepté de partager sa sélection ! On retrouve ses retours sur son mur Facebook

les aventures

« Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas m’essayer à l’exégèse ou au commentaire d’un livre que j’ai lu, mais vais partager mon impression du travail de traduction : tout bonnement phénoménal.

En effet, « tout le monde » connaît l’extraordinaire Mark Twain, romancier du Sud des États-Unis de la seconde partie du XIXÈME SIÈCLE ; et son truculent personnage de Huckleberry Finn, cousin du fougueux Tom Sawyer. En revanche, peu connaissent la merveilleuse traduction de ce roman par le magicien Bernard Hoepffner, aux éditions Tristan. Une traduction audacieuse et on ne peut plus proche de l’écriture originale ; qui n’hesite pas à recourir au politiquement incorrect. Mark Twain, lui-même, se vante de connaître et d’utiliser les différents idiomes des États du Sud de son pays (Arkansas, Mississipi, Louisiane…) ; qu’il soit parlé par les Blancs, comme par les Noirs. Et qu’il est persuadé que la connaissance de ces argots, rendait le roman bien plus réaliste qu’il ne le serait dans des conditions autres. Le traducteur, également en préface, précise qu’il est impossible de traduire ces différentes formes en langue française ; mais qu’il avait tenté de se rapproche, autant que faire se peut, des nuances apportées par l’auteur originel.

À mes yeux, c’est parfaitement réussi et rend l’histoire bien plus adulte que toute version précédente, que j’ai pu lire (troisième lecture de ce livre). Avec un Huckleberry bien plus fourbe qu’à l’accoutumée, et une histoire plus « adulte »… qu’à l’accoutumée.

Pour étayer mon commentaire, j’y ajoute un extrait de cette géniale et très aboutie traduction.

 » Quand je m’ai réveillé, le soleil se levait tout juste. (…) Jim pensait à sa femme et ses enfants, très loin là-haut (…) ; et je suis certain qu’il avait autant d’affection pour sa famille que les blancs en ont pour la leur. Ça a pas l’air bien naturel, mais je crois bien que c’est vrai. (…) La nuit, quand il pensait que je dormais, il disait : « Pauv’ petite ‘Lizabeth ! Pauv’ petit Johnny ! C’est ben dur : je me dis que je vous reverrai plus jamais, plus jamais ! ». C’était vraiment un bon nègre, le vieux Jim. » »

Résumé : Pour échapper à un père toujours plus violent, Huckleberry Finn décide de disparaître. Se faisant passer pour mort, le jeune garçon croise la route du vieux Jim, un esclave évadé. Ensemble, les fugitifs vont descendre le Mississipi en radeau, affronter les bandits et un duo de redoutables escrocs. Mais un danger plus grand les menace : une prime est offerte pour la capture de Jim…

les terres promises

« Plus de dix années d’attente… Mais ça valait plus que le coup de patienter ! Un roman XXL : complet, touchant, convaincant. Certains passages d’histoire contemporaine du siècle dernier sont très justes et racontés avec une honnêteté intellectuelle… « audacieuse » aurais-je envie d’ajouter.

Six cents pages d’un pur bonheur littéraire, où j’ai retrouvé avec plaisir le jeune Michel Marini et ses comparses ; dont les aventures ne laissent de nous étonner, nous happer, nous faire frissonner… Aventures que j’aurais aimé ne jamais voir s’arrêter. Un troisième volet ne serait pas pour me déplaire (Jean-Michel, si tu me lis… 😉😉).

Dans ce second (deuxième ? 🤞🏼🤞🏼) tome, après le merveilleux « Le club des incorrigibles optimistes » et ses huit cents pages enlevées, c’est donc le retour de Michel Marini : bientôt bachelier et en quête de perspectives, de sens. Nous sommes à l’aube des années cinquante et le monde post deuxième guerre mondiale est en pleine reconstruction. L’Afrique entre dans une ère de décolonisation, L’Union soviétique et « son » communisme idéalisé sont en pleine expansion, Israël comme première « création » géopolitique des Nations-Unies et une France, grande puissance mondiale, qui doit s’adapter à ce nouvel échiquier politique mondial.

La famille Marini est particulièrement touchée par ces évolutions : Franck, le frère de Michel, est tiraillé entre son quotidien en France et les conséquences de son séjour militaire en Algérie, Igor et ses amis du club sont très impactés par les bouleversements est européens et Michel, lui-même, hésite entre débuter un parcours en classes préparatoires littéraires, ou rejoindre son amour, Camille, qui a émigré en terre d’Israël… Pour participer à la construction de ce pays « naissant ».

Ces réflexions sont le départ d’un roman passionnant, qui s’étale sur près de cinquante ans et traverse les bouleversements mondiaux de la seconde partie du vingtième siècle. À mes yeux, c’est une incontestable réussite. »

Résumé : Paris, Alger, Tel Aviv, Saint-Pétersbourg. De 1964 à 2007, les rêves des Incorrigibles Optimistes embrassent quatre décennies qui portent en elles toutes les promesses de la Terre et toutes les Terres promises.

Michel Marini a tout juste dix-sept ans et son bac en poche. Il traîne au Cadran de la Bastille, où il joue au flipper en retardant le moment de s’inscrire à la fac. Ses projets ? Rejoindre Camille, partie vivre dans un kibboutz en Israël, découvrir le monde, armé de son Leica, et retrouver Cécile, la bien-aimée de son frère Franck. Communiste convaincu, Franck n’est jamais revenu d’Algérie après sa désertion, préférant consacrer sa vie à changer le monde. Dût-il troquer l’étoile rouge pour le manteau de moine…

Pris dans le tourbillon de leurs amours et de leurs secrets, les derniers incorrigibles optimistes ont tous au cœur les grandes espérances de cette période pleine de tumulte.

De la décolonisation à l’effondrement du bloc soviétique, des mirages de la société de consommation aux tentations mystiques, Jean-Michel Guenassia retrace, avec la puissance et la force qui ont fait le succès phénoménal du Club des incorrigibles optimistes, Prix Goncourt des lycéens, l’épopée intime d’une génération. La fresque vibrante et généreuse d’une époque, le récit magistral de nos illusions.

la carte du souvenir et de l espoir

« New-York, de nos jours. Nour est la benjamine d’une famille de trois enfants, dont les parents sont d’origine syrienne. La maman, chrétienne, est cartographe de métier ; alors que le papa, musulman, est ingénieur. Et un excellent conteur. Malheureusement, il tombe gravement malade et lorsqu’il rend son dernier soupir, son épouse endeuillée décide qu’il est mieux pour la famille de retourner vivre en Syrie : à Homs plus précisément, où le reste de la famille pourra se recueillir et rendre un hommage au mari/défunt, plus appuyé. La guerre civile qui éclate oblige les quatre membres à prendre la route à nouveau, en direction de l’Espagne. Mais ce voyage, dans ces conditions extrêmement précaires, est périlleux et épuisant ; et seule la perspective d’y retrouver le frère du père récemment disparu, donne le courage à cette famille, d’entreprendre ce périple.

Dix siècles auparavant. Rawiya, une jeune fille intrépide qui souhaite ardemment subvenir aux besoins financiers de sa famille ; suite au décès brutal de son père, se fait passer pour un garçon et réussit à intégrer l’équipe du légendaire Al-Idrisi (érudit qui a vraiment existé). Cette équipe a pour but de tracer une carte très précise d’une partie du globe qui n’a point été encore « dessinée » géographiquement. En effet, Al-Idrisi est un mathématicien, savant et cartographe éminent ; ainsi que l’ami du roi Roger de Sicile. C’est ce dernier qui missionne le savant et ses partenaires pour cette dangereuse aventure. Un parcours qui verra l’équipe traverser le Maghreb, une partie du Proche-Orient jusqu’à l’Asie. Aussi dangereux que passionnant…

Voici deux histoires qui se chevauchent tout au long du roman, et plus le lecteur avance dans le récit, plus le chevauchement se mue en mélange. Petit à petit, la jeune Nour et sa famille entrent dans les pas des aventuriers les ayant précédés, sur ces mêmes chemins. C’est incroyablement prenant et vraiment très réussi. Même si globalement, l’histoire reste du domaine du fictif, l’ajout de l’incroyable Al-Idrisi (créateur de la toute première planisphère) est un plus indéniable. Bravo au créateur, pour ce premier roman.

C’est « bien » simple, à travers ce livre et l’écriture du primo auteur Zeyn Joukhadar, je ressens clairement les qualités de conteur moderne de l’extraordinaire Khaled Hosseini. Et au vu de mon affection littéraire pour celui-ci, ce n’est pas peu dire que cette comparaison est flatteuse : venant de ma (modeste) part… »

Résumé : Dans la lignée des Cerfs-volants de Kaboul, le destin d’une famille en quête de paix et de liberté entrelacé à celui des flamboyants cartographes du XIIe siècle. Une épopée bouleversante.

Été 2011. Lorsque le père de Nour est emporté par un cancer, sa mère décide qu’il est temps pour elle et ses filles de quitter New York et de rejoindre leur famille en Syrie. Heureusement, Nour a trouvé un moyen de rester toujours près de son père : au pied du figuier, dans son jardin de Homs, elle murmure les mots de leur conte préféré, dans l’espoir qu’ils parviennent jusqu’à l’endroit où il est enterré. Cette histoire qu’elle ne cesse de se répéter, c’est celle de Rawiya, une jeune fille du XIIe siècle qui se travestit pour devenir l’apprenti du plus illustre cartographe médiéval, al-Idrisi.
Mais bientôt, la guerre éclate en Syrie et les bombes pleuvent sur Homs. Pour Nour et sa famille, un choix s’impose : rester affronter la violence ou s’enfuir et traverser les sept mêmes pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord qu’ont sillonnés, neuf cents ans plus tôt, les cartographes que Nour admire tant. Et c’est dans la merveilleuse histoire de Rawiya que Nour va puiser force et courage.

Merci Thiago et bonnes futures lectures !!!! 
Vous connaissez ces livres ? 
Si vous souhaitez participer, rien de plus simple, par mail leslecturesdemaud92@gmail.com, ou en MP sur les réseaux sociaux.

Les Top 3 précédents : Maud, Morphéa, Sébastien, Lucile, Jean-Baptiste, Coati Râleuse, Florence, Annick, Isabelle, Estelle, Annie, Deborah, Gaëlle, JM, Lolo Brodeuse, Lou, Widad Marie Nel, Oli Oli, Cherrybadaboomcreations, Nathalie, Delphine, Anne Sophie, Van Gyver, Michael, Yohann, Pierre Faverolle, Lectrice Compulsive, Nathou Lala, Gilberte, Marie Laure, Dahlia, Nath, Camille, Jean-Paul, Manoue, Marc, Sandra, Sandrine, Christel, Fanny, Light and Smell, Geneviève, Danièle, Nathalie, Franck, Sacha, Dany, Delphine, Xavier,

2 réflexions au sujet de « « Le Top 3 de Toi » Hiver de Thiago Yanyan »

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