Une ritournelle ne fait pas le printemps de Philippe Georget

UNE RITOURNELLE

Mon avis : Je découvre l’auteur par ce volet. Une équipe d’enquêteurs qui va devoir jongler avec grande finesse dans cette enquête. En, effet, devoir interroger l’ensemble des membres d’une procession religieuse, suite à l’assassinat d’un des leurs ; mais aussi toute une communauté de gens un peu marginaux qui semblent des coupables idéaux. Un point commun entre ces deux groupes de témoins : le culte du secret et la loi du silence.

Pourtant, y a-t-il vraiment une coïncidence dans la réalisation des différents actes ? C’est une des épines dont les enquêteurs vont devoir enlever afin de faire germer un semblant de lumière au milieu de cette sombre affaire.

La victime, le pénitent de la Sanch, aurait-il encore des secrets inavoués et qui permettrait de faire lumière sur cette affaire. Son passé par exemple, sa maison, sa vie.

J’ai beaucoup apprécié cette immersion au milieu d’un événement dont j’ignorais l’existence, c’était très intéressant d’apprendre cette culture qui perdure de siècle en siècle, même si certaines choses peuvent évoluer, le vendredi Saint reste immuable. Malgré la façade très traditionnelle, forcément derrière les caparutxes, les caractères, les intérêts de chacun peuvent diverger. Et l’image de l’Eglise dans le monde d’aujourd’hui.

Mais me direz-vous, que vient faire le braquage dans cette affaire ? je vous laisse découvrir.

Mais aussi, l’auteur distille aussi une toute autre affaire qui perdure depuis des décennies et qui serait connue d’une poignée de personnes. J’ai adoré comment l’auteur accorde les différents courants au sein d’une même histoire. Très habile, sans cliché, juste en mettant les sentiments, les rapports humains en avant. C’était beau de découvrir avec pudeur la vie de ce pénitent, ses pensées, ses actions et en parallèle sa vision face à la morale ecclésiastique.

L’enquête, les enquêtes sont très bien menées. Le lecteur est totalement absorbé par la succession d’indices mais aussi face aux impasses. L’immersion dans l’ambiance locale est également parfaite, ses coutumes, son folklore. Le rythme est très bien réparti entre les différentes phases. L’auteur amène le lecteur à se questionner également.

En d’autres termes, j’ai beaucoup apprécié cette découverte et je ne manquerai pas de lire les autres épisodes de l’auteur, qu’il me tarde de retrouver.

 

Résumé : Un Vendredi Saint à Perpignan. Comme chaque année depuis cinq siècles, la procession de la Sanch se met en marche. Sept cents pénitents défilent dissimulés sous leur traditionnelle caparutxe – longue robe de bure et cagoule. Soudain, quelques pétards brisent le silence et la panique gagne la procession. Quand le calme revient, un pénitent ensanglanté reste étendu à terre, poignardé. Au même moment un violent hold-up se produit, non loin de là, dans une bijouterie… L’enquête conduit très vite le lieutenant Sebag des ruelles encombrées du quartier gitan de Saint-Jacques aux appartements feutrés de la bonne société catholique catalane. Mais y a-t-il un lien entre ces affaires alors que plane ici, l’ombre aussi poétique qu’ambiguë du Fou chantant, qui, ado, arpentait déjà ces mêmes ruelles…

Date de publication : 27.09.2019 aux Editions Jigal – 15.09.2020 aux Editions Jigal Poche

Autres avis sur ce livre : Sylvie Tisserand, Amicalement Noir,

philippe georget

2 réflexions au sujet de « Une ritournelle ne fait pas le printemps de Philippe Georget »

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