Embrasements de Guy Morant

EMBRASEMENTS

Mon avis : Après avoir été totalement conquise par le premier volet Effondrements, c’est avec beaucoup de plaisir que je retrouve Alaric et son équipe.

Des incendies criminels font rage, aucun point commun entre les lieux, mais à chaque fois un mort au centre du foyer. Comment le pyromane s’y prend-il ? Le choix des victimes est-il le fruit du hasard ?
Voilà dans quoi vont s’embarquer Alaric, son adjointe et leurs collègues. Des personnages toujours bien dépeints, j’ai été ravie de l’évolution de Victoria qui s’affirme de plus en plus dans le groupe. Chacun a sa place, son rôle, sa personnalité. Une enquête aux multiples facettes, des dimensions qui frôlent les relations politiques de grands industriels, leurs nerfs sont mis à rude épreuve (encore une fois). Au moindre faux pas, ils risquent gros… Être sur le fil du rasoir, toujours à la limite, fait d’Alaric un chef de groupe qui a le plus de réussites dans ses enquêtes ; mais à priori cela n’est pas au goût de tout le monde. Déjà empêtrés dans une enquête brûlante qui piétine, il ne manquait plus que la hiérarchie se mette en tête d’exploser Alaric et par la même occasion ses coéquipiers.
Voici l’ambiance de roman où se mélange, rythme, intrigues, retournements de situation ; mais aussi une crise qui met à mal la confiance entre les protagonistes. Un choix s’offre à eux, soutenir Alaric ou suivre le sens du vent vers la hiérarchie. Dans ce casse-tête et ce jeu au chat et à la souris, certaines personnes vont se révéler de manière inattendue très précieuses.
Une plume toujours aussi entraînante, efficace et très fluide. Un montage que j’ai découvert et apprécié dans le premier opus, la pluralité énoncée dans le titre : ici l’Embrasement n’est pas uniquement les différents feux déclenchés dans les entrepôts, mais aussi le brasier au sein même de la Crim’. Ce « jeu » réalisé par l’auteur contribue également à la réussite et à l’originalité de ses romans. Comme toujours sont soulevés des faits, ici la hiérarchie tyrannique ou la prise en compte des victimes ; ils confèrent aux romans de l’auteur une plausibilité incroyable et une dimension humaine.
Une très belle lecture, qui même si j’ai mis du temps à m’y mettre, n’a pas fait long feu. Un plaisir de retrouver les personnages, de constater leur solidarité, leur engagement, et leur volonté sans faille à démêler les enquêtes qui leur sont confiées. Un réel dévouement est perceptible dans cet épisode, au péril de leur vie ou de leur carrière ; ils ne lâchent rien.
C’est la lectrice avide de bonnes lectures qui s’exprime : j’espère retrouver la fine équipe prochainement dans d’autres aventures.

Résumé : Incandescent, comme l’incendie d’un entrepôt entre Argenteuil et Cergy.
Incandescent, comme le cadavre d’un pendu que les flammes vont anéantir.
Incandescent, comme la haine d’un chef envers son meilleur enquêteur.
Incandescent, comme la jalousie, comme le désir, comme la brûlure d’un viol.
Incandescent, comme la passion du policier poursuivant inlassablement la vérité.
Le capitaine Alaric Autier, chef de groupe à la crim’ de Versailles, tente de résoudre deux affaires, alors que sa vie s’embrase, et que son patron cherche à le réduire en cendres. Entre les trahisons et les solidarités inattendues, il marche sur un fil au-dessus du brasier. Au risque de tout perdre : son couple, son travail et sa santé mentale.

Date de parution : 08.03.2019 en AutoEdition

guy

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